Après Les Combattants, galop d’essai césarisé et la série (Ad vitam), voici Thomas Cailley de retour avec son plus mauvais film. Le Règne animal mime en vain le block- buster : famille menacée en fuite, métamorphoses homme- animal à la douzaine, et l’armée sur la brèche pour contenir une épidémie d’hybridations. En bref, La Guerre des mondes mais dans les Landes, avec un virus à la place des aliens.
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Problèmes : l’abus de genres US – teen movie, body horror, road movie – noie toute unité de ton ; les personnages sont trop ou mal caractérisés; et les militaires semblent sortis tout droit de La Septième Compagnie. Cette greffe Spielberg-Téchiné doit en plus s’accommoder d’un hymne bidon et opportuniste au véganisme pour tous. Seul Paul Kircher (Le Lycéen), enfin convaincant, sauve les meubles, grâce notamment aux effets spéciaux qui rythment ses mutations. Mais à part ça, l’efficacité américaine « à la française » a des relents de Minitel.
LE RÈGNE ANIMAL (2h10), de THOMAS CAILLEY, avec Paul Kircher, Romain Duris, Adèle Exarchopoulos, en salle le 4 octobre.





