Le divertissement est le seul critère au XXIe siècle qui mobilise encore les foules. Si le Parti communiste est l’ombre de ce qu’il fut, il demeure un excellent organisateur de festivités. 430000 visiteurs sont venus du 15 septembre au 17 septembre à la Fête de l’Humanité. Créée en 1930 par Marcel Cachin, la Fête de l’Huma comprend différentes scènes de musique et un village de stands. On y trouve tout le spectre de l’extrême gauche: du Syndicat de la magistrature à SOS Méditerranée en passant par le Parti communiste vietnamien. Cette année, la Fête de l’Huma avait déménagé de la Courneuve à la base 217 (ancien aérodrome du Plessis-Pâté). C’est sous le soleil et dans la poussière terreuse que l’on pouvait apprécier une cuisine exotique à des prix solidaires. Vin chilien et poulet Yassa, il ne manquait que le mur de Berlin.

La Fête de l’Huma renoue avec les grands spectacles staliniens. Ici un évènement de danse sous la forme d’un flash mob pour fustiger le rôle néfaste du capitalisme dans le réchauffement climatique.

Sur le stand de L’Humanité, à défaut de lecteurs, on baptise au sancerre. Le baptême à la pipette commence par une prière à genoux: « Je renonce à l’eau pure et gazeuse. »


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Chez les Kurdes: boulettes de viande et danse de la chenille.

Inventeur du Goulag et massacreur des Russes, Lénine toujours aussi populaire.






