Un débat totalement vain anime nos agoras virtuelles en ce riant début de semaine. Rappelons les faits : ce samedi soir, un Français d’origine iranienne, Armand Rajabpour-Miyandoab poignarde un touriste allemand aux abords de la tour Eiffel. Gérald Darmanin, sentant probablement venir le vent d’un ras-le-bol bien légitime, s’est empressé de désamorcer le débat en rappelant que notre gus, s’il avait bien abattu sa lame en déclamant un Allah Akbar de rigueur, souffrait avant tout de troubles psychiatriques.
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Nous y voilà : ce micro-terrorisme devenu tragiquement ordinaire en Europe serait, non pas le fruit de la radicalisation mais la simple conséquence d’une pathologie mentale, à ranger entre « anorexie », « troubles dissociatifs » et « addiction aux cartes Pokemon ». C’est un peu facile, les gars. Comme c’était un peu facile de décréter que le meurtrier de Sarah Halimi avait souffert de bouffées d’angoisse toute la matinée avant son geste crapuleux (pauvre petit chat). Et tant pis si à force, ça commence à se voir. Voilà qui permet de rallonger les procédures, d’engraisser les magistrats toujours prêts à ralentir les procédures en réclamant une foultitude d’enquêtes et de contre-enquêtes psy pour être bien sûr que le pauvre petit Kolibi Traoré n’a pas souffert d’une bouffée de chaleur avant de trucider sa voisine. Dommage pour nous, cette psychiatrisation de la criminalité est toujours à sens unique : lorsque le meurtrier est blanc, il est fatalement coupable. Lorsqu’il est racisé, le langage juridique prend subitement ses distances : polytoxicomane (pas sa faute), schizophrène (pas sa faute), voire même « accro à la pornographie » (ce qui permet aux violeurs de récidiver sans trop risquer l’emprisonnement).
Voilà qui permet de rallonger les procédures, d’engraisser les magistrats toujours prêts à ralentir les procédures en réclamant une foultitude d’enquêtes et de contre-enquêtes psy pour être bien sûr que le pauvre petit Kolibi Traoré n’a pas souffert d’une bouffée de chaleur avant de trucider sa voisine.
Nos énarques, nos psychologues assermentés et nos magistrats semblent pourtant oublier une chose cruciale. Il est vrai que le temps est à la glorification du trouble mental, auprès de nos jeunes, sur les réseaux sociaux. On trouve désormais des influenceurs spécialisés qui se gargarisent d’appartenir à telle ou telle niche psychiatrique. Grotesque besoin d’une existence non-conforme typiquement adolescente, mais passons. Ce qui est plus grave, c’est de ne pas voir qu’un meurtre, un passage à l’acte, relève forcément de la psychiatrie. Tout meurtrier est un psychopathe, par essence, c’est même ce qui devrait les rendre égaux aux yeux de la justice. En revanche, ce qu’il faudrait interroger, c’est la facilitation des troubles qui entraînent le passage à l’acte. L’islam radical, tel qu’il se propage à travers les réseaux sociaux et les groupes Telegram, est évidemment une de ces facilitations : un canevas sectaro-politique haineux grossièrement digéré par des illétrés et qui sert de prétexte à tous les marginaux, à tous les paumés et à tous les déclassés pour justifier leur volonté de puissance et pour exalter leurs frustrations.
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Mais l’immigration (légale ou illégale) est également un de ces facilitations : être déraciné de son pays, se retrouver en minorité ethnique, devoir faire face à une réalité administrative opaque (elle l’est déjà pour nous, alors imaginez si on devait se collecter avec des fonctionnaires rwandais), tout cela contribuer à briser le psychisme des plus faibles : l’immigration est une machine à créer des sociopathes. Alors, qu’on ne fasse plus semblant de s’étonner ou de trouver la question pertinente : attentat terroriste prémédité ou pétage de plomb psychiatrique (avec tout de même une « skin » islamiste…). En réalité, ça revient strictement au même : l’immigration créé les conditions du désordre mental, et l’islam radical lui donne sa justification pour passer à l’acte.





