J’ai l’habitude d’écrire mes chroniques pour L’Inco dans les bistrots à la campagne. Là où vivent les derniers hommes. Et puis, comme ça j’ai l’impression d’être en communion avec la bande de saoûlographes qui fait votre coin-coin à Paris. Jésus a dit que partout où
l’on se réunissait en son nom, il était avec nous. Moi je dis que partout où il y a bouteille de Ricard, la rédaction de L’Inco est présente. Le foie a ses raisons…
Là, dans mon église du jour, y’a une télé allumée en permanence. Robinet à clips. Et le schéma est toujours le même : les blancs sont des tarlouzes. Pousse crocrotte tout couinants. Les noirs, eux, sont virils. Dominateurs. Avec plein de gonzesses à tortiller du croupion.
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Tiens, présentement c’est Pierre de Maere qui passe. Chansonnette de lope. De Maere c’est un « twinky » blanc comme disent les jeunes. Jeune, mince, imberbe, fragile, turbine à chocolat. Fantasme éphèbophile si vous voyez ce que je veux dire. De Maere c’est désormais une synthèse. Le chanteur blanc moderne.
Le cimetière des vieux punks…
Après De Maere, c’est Mika à l’écran. Le même en plus vieux. Froufrou et tirlipimpon. Puis voilà la troisième pouliche : Stromae. Bête à chagrin. Avec ces trois-là, on a le tiercé dans l’ordre ! Juste avant, c’était des gros noirs bien velus. Proférant ! Les doigts entortillés comme dans les gangs. Ah, faut voir le contraste ! Comment voulez-vous que les jeunes Français aient envie d’acheter des perfectos avec ça ? Pôles crypto-magnétiques du wokisme. D’un côté le LGBT, de l’autre la racaille. Entre les deux, un cimetière. Cimetière des braves où sont enterrés Johnny, Mesrine et Jean Gabin. Nécropole des blancs qui en avaient dans le falzard. Nos derniers poilus… Lavilliers, putain…
Car les chanteurs blancs d’aujourd’hui bêlent. Chialent. Même Vianney, il me brise les roupettes. Faudrait lui filer un peu d’avoine enchantée au bon apôtre. Qui est capable de me citer un groupe de blousons noirs de moins de 50 ans ? Un qui passerait un peu des fois à la télé ? Hein ? Hein ? Allez, Noir Désir devait être le dernier. C’était des gauchistes mais, au moins, ça arrachait de la guitare. Pas de l’auto-tune.
En slip « tout cuir »
Alors tout ça c’est quoi ? Un complot des chaînes de télé sous commandement Sandrine Rousseau ? Même pas ! Eudeline disait dans un précédent numéro que le « rap avait tout emporté ». Et c’est ça. Il n’y a plus que le rap et la chanson française à costume. Pour playlist France Inter. Le rock & roll, le vrai, ne survit qu’à l’état de marotte pour vieux motards. Collectionneurs de vinyles. Slips en cuir. Comme Eudeline et moi.
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Avec ce putain d’air du temps, c’est pas demain qu’on va avoir un nouveau Mötorhead à poil dur en France. Déjà si on avait Cantat ce serait pas mal. Faudrait juste planquer les bonnes femmes et démonter les radiateurs. Mais derrière un micro ça va. Faut juste pas qu’il parle entre les morceaux.
Sur une autre télé, on donne le tiercé à Maisons-Laffitte. Je vais plutôt regarder ça. Pas de lopettes chez les canassons. Le robinet à clip me colle la déripette. Avant de prier pour le retour de Jésus, je vais plutôt prier pour le retour de Lemmy Kilmister. Et pour la mémoire de Tai-Luc de la Souris Déglinguée. Un vrai guérillero parti avec tambour et soleil !





