Faut-il euthanasier le Rock’n’Roll ?

@DR

Né dans les années 50, le rock’n’roll a incarné la musique rebelle par excellence. Soixante-dix ans plus tard, le parfum de soufre s’est éventé et on se noie sous les redites. N’est-il pas temps de débrancher un genre musical à l’état de mort cérébrale ? Le rock’n’roll ! Ce souffle de liberté, cet élan sauvage qui nous évoque à la fois James Dean, le King Elvis Presley, et des excès et provocations en tout genre… Ce mouvement séduisait la jeunesse et il la séduisait d’autant plus qu’il effrayait les parents. Des années 1950 au milieu des années 1990, sa vague a tout emporté, marquant de façon définitive la culture populaire. Mais que reste-t-il d’un genre dont tous les meilleurs albums sont sortis il y a au bas mot vingt-cinq ans ? Que signifie encore l’expression « être rock’n’roll », alors que les groupes qui ont fait la gloire du genre sont soit morts, soit jouent mollement leurs vieilles rengaines devant un auditoire toujours plus avachi et consensuel ? Ce mouvement avait été une source d’innovation jusqu’au moins le milieu des années 1990, moment où il a été débordé à sa gauche par le hip-hop et à sa droite par les musiques électroniques, deux genres qui s’étaient déjà développés depuis longtemps mais qui ont profité, pour s’imposer, de l’essoufflement créatif du (…) A découvrir dans le dernier numéro de l'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Journaliste

jklejman@lincorrect.org

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