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[Cinéma] Les derniers hommes : au coeur des ténèbres

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Publié le

26 février 2024

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« C’est tout une cohorte d’estropiés et de soldats éreintés par le paludisme qui doit regagner la frontière chinoise à pied, soit 300 kilomètres de marche à travers la jungle. » Notre critique.
© DR

C’est un pan oublié de l’Histoire que le producteur Jacques Perrin avait à cœur d’adapter au cinéma, jusqu’à sa mort en 2022 : la débâcle de la Légion Étrangère en Indochine en 1945, alors que l’armée japonaise lance un ultime assaut contre les forces françaises. C’est tout une cohorte d’estropiés et de soldats éreintés par le paludisme qui doit regagner la frontière chinoise à pied, soit 300 kilomètres de marche à travers la jungle.

Lire aussi : [Cinéma] La zone d’intérêt : l’horreur en hors-champ

Dur de sortir son épingle du jeu lorsqu’on s’attaque à un genre aussi balisé que le film de guerre en milieu tropical, et pourtant le réalisateur David Oelhoffen s’en tire avec les honneurs, d’abord grâce à un casting convaincant: Guido Caprino et Andrzej Chyra, les deux frères ennemis au sein de l’escouade, sont bouleversants. Si toutes les cases du genre sont cochées (attente contemplative, brusques flambées de violence, ennemis invisibles, incises panthéistes) Oelhoffen remplit son cahier des charges avec un humanisme authentique et suscite l’émotion jusqu’à sa dernière scène, tout en nuances – et en évitant le pacifisme béat.

LES DERNIERS HOMMES (2h00), de DAVID OELHOFFEN, avec Guido Caprino, Nuno Lopes, Andrzej Chyra, en salles le 21 février.

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