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[Cinéma] Hors-saison : bluette puante

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Publié le

20 mars 2024

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« Résultat : son film est une bluette puante, avec kidnapping de vraies gens sommées de raconter leur vie – une pensionnaire tombée amoureuse d’une autre en EHPAD. » Notre critique.
© DR

Une vedette de cinéma qui a planté en cours de répétition sa première pièce au théâtre se met au vert en thalasso. C’est là qu’il tombe sur un amour de jeunesse d’avant l’époque de sa gloire… Ce qui frappe d’abord dans Hors-saison est la qualité de la photographie signée Antoine Héberlé, poudrée, légèrement surexposée, qui donne envie de se lover dans l’image. On comprend malheureusement vite qu’elle aurait mérité de sublimer un meilleur film.

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Stéphane Brizé a vu les derniers Ôstlund, il s’est aussi souvenu de Lelouch, un homme, une femme, chabadabada (ici remplacé par une musiquette dégoulinante de Vincent Delerm). Résultat : son film est une bluette puante, avec kidnapping de vraies gens sommées de raconter leur vie – une pensionnaire tombée amoureuse d’une autre en EHPAD. L’amour sanctifie tout, sauf quand on est un artiste ébloui par les lumières de la scène. Le scénario tirant des clichés sur la longueur est cosigné par Marie Drucker, ex-présentatrice vedette de JT. Ceci explique peut-être cela.

HORS-SAISON (1h55), de STÉPHANE BRIZÉ, avec Guillaume Canet, Alba Rohrwacher, Sharif Andoura, en salles le 20 mars.

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