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[Cinéma] L’Ombre du feu : retour en demi-teinte

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Publié le

15 mai 2024

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Réalisateur du légendaire film Tetsuo, Shinya Tsukamoto revient après une longue absence pour présenter un long-métrage explorant l’inconscient malade du Japon des années 80. Résultat mitigé.
© L'ombre du feu
© L'ombre du feu

Shinya Tsukamoto, c’est d’abord le réalisateur d’un film culte : le légendaire Tetsuo, bombe avant-gardiste et cauchemar cyberpunk qui traumatisa en son temps Jan Kounen, David Cronenberg ou Quentin Tarantino. Après une poignée de films tout aussi désespérés où Tsukamoto , l’homme est un peu passé sous les radars : la faute à une industrie de plus en plus frileuse qui le condamne aux petits budgets.

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On espérait son grand retour avec cette chronique d’après-guerre intimiste, dont la première heure se passe intégralement entre les quatre murs lépreux d’un café abandonné. Malgré son envie visible de faire un cinéma classique, presque mizoguchien, on retrouve sa patte inimitable lorsqu’il s’agit de cadrer les corps et les visages, pour les rendre immédiatement indécidables, captifs de leurs propres ténèbres. Malheureusement, dès que cesse le huis clos, c’est pour se transformer subitement en une sorte de récit d’apprentissage qui manque de souffle. Dommage.


L’Ombre du feu (1 h 35), de SHINYA TSUKAMOTO, avec Shuri, Mirai Moriyama, Oga Tsukao, en salles le 1er mai.

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