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[Cinéma] Là où Dieu n’est pas : saisissant

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Publié le

7 mai 2024

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« Des tortures éprouvantes sont détaillées, que le documentariste essaie de figurer et d’imaginer en prenant la place de la victime sur un lit ou un banc préparé, si bien que celle-ci se retrouve à la place du tortionnaire expliquant le fonctionnement des entraves et tas de câbles. » Notre critique.
© DR

Trois prisonniers de la République Islamiste – deux hommes et une femme – témoignent devant le réalisateur Mehran Tamadon des sévices qu’ils ont subi à différentes époques du régime. Ils rejouent certaines scènes pour et avec lui, dans les environnements grossièrement reconstitués. Des tortures éprouvantes sont détaillées, que le documentariste essaie de figurer et d’imaginer en prenant la place de la victime sur un lit ou un banc préparé, si bien que celle-ci se retrouve à la place du tortionnaire expliquant le fonctionnement des entraves et tas de câbles.

Lire aussi : [Cinéma] Le tableau volé : adjugé vendu

Là où Dieu n’est pas ne recule pas devant le douteux pour rendre compte d’expériences limites. La rhétorique persane pèse son poids, qui fait de chaque locuteur du cinéma iranien un conteur à ses risques et périls. Certains passages, comme un travelling circulaire sur des boxes, ouvrent plus sûrement l’imaginaire que ces efforts. On emporte une image saisissante pour exprimer la douleur : « Comme si un éclair te reliait au ciel ».

LÀ OU DIEU N’EST PAS (1h52), de MEHRAN TAMADON, en salles le 5 mai.

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