Encore plus désiré que Miss Monde au Macumba Night de Maubeuge, l’arbitrage vidéo débarque sur le rectangle vert flanqué de son cortège de panégyristes progressistes. Ils nous promettaient une révolution, on ne voit qu’un début de déconstruction.
En notre lamentable époque, l’exultation est un plaisir aussi rare que précieux. Nonobstant le statut de bovin dégénéré que lui a depuis longtemps assigné la presse germanopratine, le supporter de football figure parmi les êtres qui éprouvent encore régulièrement cette joie pure, instinctive, et – osons le mot – mystique. Plus que le point au tennis, le panier au basketball ou même l’essai au rugby, le but constitue le moment paroxystique du match. Ce qui le consacre, c’est sa rareté. Lorsque le ballon fait trembler les filets et que l’arbitre, dans la même fraction de seconde, indique le point central, le supporter sait immédiatement qu’il peut se briser les cordes vocales et entrer dans un état d’agitation incontrôlée, sans que rien ni personne ne puisse troubler l’épanchement sonore de son trop-plein d’adrénaline.
Certes, le supporter n’a pas le monopole de cette furieuse agitation des sens: sur la pelouse, le joueur peut (…)
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