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C’est un véritable joyau que nous offre Daniel Cunin avec ces Chants d’Hadewijch d’Anvers et une nouvelle traduction des poèmes de la mystique médiévale.
Cette femme du XIIIe siècle appartenait à la communauté des béguines, des mystiques laïques vivant pour leur foi. Au fil de ses quarante-cinq poèmes, Hadewijch chante la Minne: l’amour absolu. Cette édition, assortie de commentaires, nous aide à percevoir ce que fut ce XIIIe siècle qu’à tort certains considèrent comme obscurantiste quand il est au contraire un sommet de puissance spirituelle.
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De telles œuvres, à l’instar de celles de son contemporain François d’Assise, ont façonné le visage culturel de l’Europe dont les traits sont éminemment chrétiens. Il n’y a pas de hasard au fait que ce soit une femme, indépendante, au cœur du dernier Moyen-Âge, qui ait pu produire ce chef-d’œuvre. Il n’y a pas de hasard non plus au fait que cette nouvelle traduction surgisse aujourd’hui. Par ses chants savants et son élan vers l’invisible, Hadewijch nous transmet des connaissances métaphysiques réelles faites pour conjurer le matérialisme absolutiste qui nous tue.
Gwen Garnier-Duguy

Les Chants
Hadewijch d’Anvers
24.00 € aux Editions Albin Michel
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