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Toronto : 25, ans toujours puceau … et meurtrier de masse

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Incels : la révolte des puceaux. À Toronto, le forcené n’était pas un terroriste islamiste mais un célibataire « involontaire », en guerre contre les femmes qu’il a principalement visées lors de sa course folle à bord d’une voiture-bélier. Que dit Alek Minassian de nos sociétés contemporaines ?

 

 

40 ans toujours puceau est une comédie américaine plutôt lourdingue, dans la veine des Mary à tout prix et American Pie. Elle fit notamment le succès de Judd Apatow, depuis devenu un ponte de l’humour régressif si caractéristique des Etats-Unis, mais aussi de l’interprète Steve Carell, aussi drôle que pathétique dans le rôle principal d’un homme mûr de 40 ans n’ayant jamais eu de relations intimes avec une femme. Evidemment, ne nous le cachons pas, le sujet prête à sourire, sinon à rire. Y-aurait-il toutefois une réalité tragique que nos sociétés se refuseraient de voir, au croisement de la solitude moderne et de la misère sexuelle ?

Le Rwanda vu par Ancel, l’histoire révisée de l’opération Turquoise

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Les 15, 16 et 17 mars dernier, à l’approche du 24ème anniversaire du génocide rwandais (déclenché le 7 avril 1994 au lendemain de l’assassinat du président rwandais Juvénal Habyarimana et de son homologue burundais),  le journal vespéral Le Monde a publié pas moins de six articles sur le sujet sous la plume d’un journaliste, David Servenay, connu depuis des années pour son parti pris en faveur de la thèse d’une culpabilité de la France dans le génocide rwandais.

 

Cette année, l’habituelle campagne de presse avait un objectif particulier ; celui d’accompagner le lancement d’un livre, plus exactement d’une réédition, sous un nouveau titre, du récit romancé d’un ancien officier de l’opération Turquoise. Après avoir en effet connu un échec lors du lancement de « Vents sombres sur le lac Kivu » en 2014, pour le 20ème anniversaire du génocide, Guillaume Ancel récidive avec « Rwanda, la fin du silence » publié aux « Belles Lettres », dans la collection –excusez du peu !-

Syrie : un manque de culture du dialogue à droite ?
L’Incorrect s’est donné pour vocation d’empêcher la droite de penser en rond, dans le confort ouaté d’un entre soi stérile et mortifère qui ne conduit qu’aux déceptions électorales, aux défaites. Une mission difficile mais indispensable, sinon vitale, comme en témoigne la polémique absurde et disproportionnée des derniers jours autour du conflit syrien. Un rappel succinct des faits s’impose. Vendredi dernier, la coalition occidentale réunissant les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni a visé des intérêts du gouvernement syrien, ne provoquant que des dégâts matériels limités. Une frappe avant tout symbolique destinée à rétablir l’équilibre des forces entre des belligérants qui veulent tous que la paix succède enfin à la guerre dans cette région meurtrie par sept années d’un terrible conflit. Ni les Etats-Unis, ni la France, ni le Royaume-Uni, ni la Russie, ni l'Iran, ni la Syrie n'ont intérêt à ce que cette guerre se poursuive. Nul besoin, ici, de revenir sur les détails de cette opération militaire complexe, dont les faits ne nous sont connus qu'au travers des filtres déformants de la désinformation des deux camps en présence (l’un jouant très habilement du doute qu’engendrent nos sociétés contemporaines, surinformées mais souvent mal informées), tant nous les avons abordés dans nos colonnes, en essayant de présenter une diversité de points de vue rare dans les médias français. Malheureusement, cette diversité d’opinion qui devrait être perçue comme une richesse dans notre famille de pensée, plus attachée à la liberté qu’à la censure, n’a pas manqué de susciter des réactions négatives, parfois extrêmement grossières et caricaturales. Pour un tweet somme toute anodin, dans son style très vif et très franc (au moins avance-t-il toujours à visage découvert), notre ami Jacques de Guillebon s’est vu traiter de tous les noms par une foule masquée d'internautes anonymes : « candaule » (en passe de devenir l’expression la plus agaçante d’une « fachosphère » de plus en plus auto-référencée), traître, vendu, etc. Moi-même, pour avoir timidement défendu l’opération militaire française, ou, au moins, ne pas l’avoir condamnée en bloc en annonçant le début de la troisième guerre mondiale, ai été soupçonné par un proche de Florian Philippot, l’élu régional Sylvain Marcelli, d’être le propagandiste d’intérêts étrangers, c’est-à-dire de ceux des « néo-conservateurs » américains qui utiliseraient Marion Maréchal Le Pen comme cheval de Troie dans la droite française ! Des accusations diffamatoires et délirantes, relevant plus de la névrose paranoïaque que de la politique au sens noble du terme. Voilà qui fait d’ailleurs tâche pour une formation qui s’est pourtant fait fort de se distinguer des travers les plus pénibles de l’« extrême droite ». Mais peut-être ne sont-ce que des apparences. Bref, passons. Dans le même temps, un garçon comme Pierre Sautarel montrait son indépendance d’esprit, prouvant une fois de plus sa capacité au dialogue et son sens consommé de l’autodérision. Lire aussi Entre Moscou et Wahsington, choisir Paris Pourquoi devrions-nous, sous prétexte qu’il faille taper comme des sourds sur l’exécutif Macron, nous mettre en rang, le petit doigt sur la couture du pantalon, en condamnant automatiquement dans un unanimisme tout ce qu’il y a de plus soviétique toutes les opérations militaires occidentales en Syrie ? Y-a-t-il un non dit, un impensé de la droite française qui la pousse à adopter une seule lecture des relations internationales, et pire, à faire de ces questions son champ de bataille préféré, son moyen de discriminer les « purs » et les « impurs » ? Laissons ça au Média mélenchonien, à la Pravda des sectaires d’extrême gauche ! Chez eux, on vire pour pensée non conforme. Pas chez nous. Un média n’est pas une secte, mais un relais d’information. Bien sûr, nous avons une ligne, mais elle n’est pas rigide, figée, doctrinale. Il s’agit d’abord d’une conduite, d’une éthique : faire le plus honnêtement possible notre travail d’information et d’analyse. Nous n’allons pas nous couler dans un moule en refusant d’aborder certains sujets tabous dans le seul but de plaire à quelques trolls et quelques lobbyistes patentés. Jamais. Las, le mal était fait, ce triste spectacle ayant été complaisamment relayé dans la presse, par exemple dans le Huff Post qui a vu un « schisme » dans ce qui n’était, au fond, qu’un désaccord amical. Du reste, les arguments des spécialistes opposés ou favorables aux frappes qui ont participé au débat sur L’Incorrect sont tous grandement dignes d’intérêt, résonnant d’accents de sincérité qui ne peuvent que nous interroger. Il faut toujours tenter de penser contre soi-même. Hadrien Desuin, Aristide Leucate ou Laurent Gayard ont publié sur L’Incorrect des textes engagés, où se devinaient, en dépit de leurs divergences, un amour sincère et profond pour la France. Tous ces auteurs ont le même objectif : que les intérêts de la France, à court et long terme, soient préservés au mieux. Ils ne se différencient que par la lecture qu’ils ont des évènements ; les uns croyant les frappes préjudiciables à la position française au Moyen-Orient ; les autres les jugeant nécessaires ou utiles. Lire aussi Les torches incendiaires et les colombes épouvantées Cette confrontation saine d’analyses devrait-elle se doubler d’une guerre picrocholine qui n’intéresse strictement personne sous nos latitudes, en dehors d’un petit cercle de plus en plus consanguin ? À l’évidence, nous ne tiendrons pas le même discours à l’endroit des personnalités qui semblent vivre par et pour ces évènements dramatiques, pris de convulsions hystériques dès que le chaos se fait jour hors de nos frontières, à l’exemple d’un Bernard-Henri Lévy désormais totalement transformé en Rossignol des Carnages. Lui ne semble jamais pleinement satisfait. Il ne se contentera pas du fait que la France fasse le maximum pour le peuple syrien et sa place dans la région. Le philosophe à la chemise blanche arpente donc les plateaux de télévision dans l’unique dessein de renverser, dès que cela est possible, des Etats qui lui déplaisent. Faudrait-il pour autant substituer au manichéisme messianique d’un Bernard-Henri Lévy un manichéisme cynique en forme de miroir inversé ? Car, à l’identique, de l’autre côté du spectre, se trouvent des personnes, y compris des élus de la nation, qui se réjouissent des succès de l’armée russe face à notre propre armée, qui prétendent fallacieusement que la France n’a jamais lutté contre le terrorisme islamiste, ou qui font de Bachar El Assad un saint incapable d’attenter à son peuple. Oui, cet homme a combattu l’Etat islamique, l’a vaincu pour l’essentiel, a même fait preuve d’un grand courage, mais cela ne devrait pas nous interdire de comprendre ses travers, ni de fixer des limites bénéfiques. C’est-à-dire de tendre à l’objectivité. Pour autant, ceux qui l’admirent honnêtement en ont le droit le plus légitime. Qui pourrait donc les juger ? Pas moi. Notre monde est complexe, traversé de drames innommables. Et bien malin celui qui peut affirmer être absolument certain de connaître la solution miracle qui permettra de pacifier durablement le Moyen-Orient. Aujourd’hui nul ne le sait. En revanche, il est évident que nous, Français, devrions garder à l’esprit que notre force principale reste notre capacité à l’examen critique, à la subtilité. C’est à ce prix seulement que nous pourrons retrouver notre grandeur et notre honneur ; pas en s’agenouillant devant des maîtres de circonstances ou des fantasmes, pas en qualifiant notre gouvernement de criminel. Notre parti est la France, peu importe le régime. De fait, nous n’accepterons pas d’être accusé de servir des intérêts étrangers par ceux-là mêmes qui ont parfois troqué l’honneur pour une allégeance extra-française. L’Incorrect s’est donné pour vocation d’empêcher la droite de penser en rond, dans le confort ouaté d’un entre soi stérile et mortifère qui ne conduit qu’aux déceptions électorales, aux défaites. Une mission difficile mais indispensable, sinon vitale, comme en témoigne la polémique absurde et disproportionnée des derniers jours autour du conflit syrien. Un rappel succinct des faits s’impose. Vendredi dernier, la coalition occidentale réunissant les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni a visé des intérêts du gouvernement syrien, ne provoquant que des dégâts matériels limités. Une frappe avant tout symbolique destinée à rétablir l’équilibre des forces entre des belligérants qui veulent tous que la paix succède enfin à la guerre dans cette région meurtrie par sept années d’un terrible conflit. Ni les Etats-Unis, ni la France, ni le Royaume-Uni, ni la Russie, ni l'Iran, ni la Syrie n'ont intérêt à ce que cette guerre se poursuive.
En Syrie, les torches incendiaires et les colombes épouvantées
L’Incorrect invitant, par un slogan malicieux, à dire les choses plutôt qu’à les taire, à partir du moment où elles sont difficiles à entendre, je me permettrai de répondre très cordialement aux points de vue exprimés dans cette revue à propos de l’affaire syrienne et des relations entretenues par la France avec les Etats-Unis d’Amérique et la Russie.
Syrie : faire la guerre suppose une politique étrangère indépendante
En décidant, quasiment au doigt mouillé et sur la base de dépêches diplomatiques hasardeuses, de bombarder la Syrie, le président de la République, Emmanuel Macron a porté atteinte au principe d’égalité souveraine des Etats, loi d’airain du jus gentium europaeum, comme le firent tant d’autres avant lui. La sidération, la stupéfaction et même la colère saisissent les opposants à ce « va-t’en-guerrisme » impromptu, lesquels agitent leur fiole désespérément vide de la preuve manquante d’armes chimiques à Damas.
Entre Moscou et Washington, choisir Paris
On pourrait débattre à l'infini de l'origine de l'attaque chimique de Douma. On pourrait discuter des preuves apportées par chacun, comme certains le font depuis les bombardements de la Ghouta en 2013 et celui de Khan Cheikhoun en 2017. Sur ce sujet, le scepticisme est sans doute la meilleure philosophie
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États-Unis, Le modèle conservateur
La présence remarquée de Marion Maréchal-Le Pen a braqué les projecteurs sur l’événement phare de la droite américaine : la Conservative political action conference (CPAC). Le raout annuel des conservateurs outre-Atlantique a rassemblé du 22 au 24 février près de 10000 personnes à Washington autour des personnalités certaine s: Donald Trump et son vice-président Mike Pence, des élus, des médias, des intellectuels et des responsables associatifs. « On se sent le même peuple, tous amoureux de l’Amérique! » Pendant le discours de Donald Trump, une militante en larmes laisse paraître son émotion dans un roucoulement digne de l’accent birkinien. Oui, l’amour de la patrie et de la Constitution est la chose du monde la mieux partagée de ce côté-ci de l’Atlantique. Mais découvrir la CPAC pour un brave gaulois habitué des congrès politiques européens, c’est un peu comme parcourir les travées du salon du mariage de Vierzon pour un bourgeois à loden. Musique de foire, créatures déguisées, kitsch assumé, mais avec l’organisation américaine, son envergure et son enthousiasme. Oui, c’est bien un salon du mariage, le mariage de la carpe et du lapin qui rassemble toutes les nuances du conservatisme américain, non sans chamailleries. Des libertariens favorables à la légalisation de toutes les drogues aux puritains les plus rigoristes ! Il faudrait hélitreuiller Xavier Bertrand, attaché à Virginie Calmels, afin qu’ils constatent que tous les courants de droite peuvent (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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NSA : de grandes oreilles t’écoutent depuis toujours
Nos vies sont de plus en plus surveillées, et par des organes de plus en plus nombreux. Au panthéon des services de renseignement, la NSA fait figure de Jupiter. Cyber-attaques et espionnage des métadonnées sont au cœur de l’actualité, plus encore depuis l’élection de Trump. La réédition en poche du livre de Claude Delesse consacré à l’histoire et au fonctionnement de la NSA vient donc à point nommé : NSA. Histoire de la plus secrète des agences de renseignement. NSA, National Security Agency. Le nom et son acronyme, ainsi que le surnom des agents de l’agence (les « men in black ») ou celui de Snowden suffiraient à nous convaincre que nous sommes entrés dans un cinéma. Il n’en est rien. Au contraire, c’est la (...) A découvrir dans le nouveau numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés NSA, National Security Agency. Le nom et son acronyme, ainsi que le surnom des agents de l’agence (les « men in black ») ou celui de Snowden suffiraient à nous convaincre que nous sommes entrés dans un cinéma. Il n’en est rien. Au contraire, c’est la NSA qui est entrée dans nos existences, écoutant nos âmes, stockant les données du film de nos vies. Du reste, qui est né après 1960 a toujours été susceptible d’être écouté. Après 2000 ?
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