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Liban : les Chrétiens entre le marteau sunnite et l’enclume chiite
Pour la première fois depuis 2009, les Libanais vont pouvoir renouveler leur assemblée parlementaire. Une élection qui ne réglera sans doute pas la position de plus en plus fragile des chrétiens. Le soleil se couche lentement sur Douris, village de la Bekaa Ouest. L’appel du muezzin, sur bandes sonores pré-enregistrées au son usé, couvre difficilement les cloches de l’Angélus. Les crêtes de l’Anti-Liban, encore enneigées en ce début de printemps, marquent au loin la frontière avec la Syrie. D’abord sous le joug des Ottomans, attaqués par les Palestiniens, puis soumis à une occupation syrienne sans pitié (pendant laquelle le trafic de drogue a connu son efflorescence), les chrétiens de Douris subissent maintenant l’omniprésence du Hezbollah. Ils craignent de surcroît une incursion des hordes barbares de l’État islamique, qui sévissent aux confins de la Syrie et du Liban. Dans ce bourg à la périphérie de Baalbeck, on compte trois églises et deux mosquées. Ici, la cohabitation entre chrétiens et musulmans n’est pas un vain mot. Ou plutôt, entre les composantes séparées de l’islam et la chrétienté. Car au pays du Cèdre, Druzes, Sunnites et Chiites sont incapables de coexister. Même au sein de ceux qui s’en réclament, l’islam a bien du mal à passer pour cette religion de paix célébrée par les prêcheurs occidentaux du « vivre ensemble ». En mai se joue une partie politique capitale pour l’avenir de(…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Le « grand remplacement » ne suscite aucune réaction politique efficiente !

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Il serait possible de remonter à Jean Raspail et à son célèbre ouvrage d’immigration-fiction, Le camp des saints (Robert Laffont, 1973). Concentrons-nous simplement sur l’avertissement que livra en février 1995 un excellent démographe, Jean-Claude Chesnais, dans un livre intitulé Le crépuscule de l’Occident (éd. Robert Laffont, 1995). Sa quatrième de couverture comporte cet avertissement : après avoir souligné « les déséquilibres internationaux et la situation de l’Occident – de l’Europe en particulier – où la menace de dépopulation se précise d’année en année en se combinant à un vieillissement accéléré de la population », il estime que : « L’Europe devient sous nos yeux le premier continent d’immigration, et cela avec des implications très préoccupantes et parfois explosives ».

 

Il s’inquiète aussi du peu d’impact positif de la construction européenne : « L’avènement du marché commun, perçu comme un signe de la montée en puissance de l’Europe, n’a pas, jusqu’à présent, produit les effets escomptés ».

Rencontre avec David Omand, James Bond « in real life »

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Ancien directeur du département britannique du renseignement électronique, David Omand nous a fait l’honneur de répondre aux questions de L’Incorrect. Grand entretien.

 

Depuis l’époque où vous étiez directeur du GCHQ, dans les années 1990, comment percevez-vous l’évolution du monde du renseignement ?

 

Je suis devenu directeur du GCHQ, le département britannique de renseignement électronique, peu de temps après la fin de la guerre froide. Les besoins en termes de renseignement évoluaient radicalement, de la priorité donnée aux informations sur l’Union Soviétique et les forces armées et équipements du Pacte de Varsovie jusqu’aux priorités nouvelles concernant l’émergence de groupes terroristes, la prolifération des armes de destruction massive et le crime organisé international. L’urgence était de développer le renseignement tactique à propos des individus qui souhaitaient nous nuire : identité, localisation, mouvements, moyens de financement et intentions. Dans le même temps, la révolution numérique de l’Internet prenait tout juste forme, largement conduite par le secteur privé et offrait des opportunités nouvelles d’obtenir des informations sur ces nouvelles cibles.

Italie : il y a quarante ans, Aldo Moro était assassiné
Le 9 mai 1978, les terroristes communistes des Brigade Rouges assassinaient Aldo Moro, Président du parti de la Démocratie Chrétienne, après un enlèvement de 55 jours et l’exécution des cinq policiers qui assuraient sa protection. Encore aujourd’hui les célébrations pour cette tragédie humaine et politique alimentent des discussions sur la scène médiatique.
Ô Jérusalem !
Au mitan de ce mois de mai 2018, l’ambassade des États-Unis en Israël devrait déménager à Jérusalem. Trump souhaite que ce transfert se fasse en coïncidence avec le 70e anniversaire de la naissance de l’État juif. La décision, annoncée en décembre 2017, a été mal comprise en France, donnant lieu à polémique. La mécompréhension française, médiatique surtout, quant à une décision pourtant antérieure à la présidence Trump, tient à un autre malentendu au sujet de celle de l’évangélisme comme acteur de la vie politique américaine. Ainsi, la question religieuse est au cœur de la décision actée par Donald Trump, même si elle n’en est pas la seule cause, puisque la présence de l’ambassade américaine dans les murs de la capitale d’Israël est logique. Au sein des évangélismes, ce transfert répond aussi à l’influence du sionisme chrétien sur la politique américaine.
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Trump : make pop great again ou la démocratie d’irréalité
Série documentaire en quatre parties, Donald Trump, un rêve américain est une production de la chaîne britannique Channel 4, diffusée en France sur Netflix. Ce véritable film de quatre heures réalisé par Barnaby Peel lève le voile sur l’un des hommes les plus puissants du monde contemporain, convoquant de nombreux témoins : amis, ennemis, journalistes ou cadres des diverses sociétés de Donald Trump. Un témoignage édifiant, servie par de nombreuses images d’archives et une excellente réalisation, retraçant quarante ans de vie publique d’un homme finalement plus mystérieux qu’il n’y paraît. Donald Trump est un sujet d’étude proprement fascinant pour l’observateur avisé. Il est bien plus qu’un phénomène strictement politique, étant à lui seul le corps d’emprunt et le véhicule fantasmagorique de quarante ans de pop culture. Sa vie toute entière se confond avec l’émergence des nouveaux médias et les époques qu’il a traversées, figure tutélaire de l’avènement du bling-bling, de la toute puissance de la télévision, authentiquement inauthentique quand d’autres se contentent le plus souvent de n’être qu’inauthentiquement authentiques. La réalité de Donald Trump apparaît comme irréelle. L’actuel Président des Etats-Unis, du reste, a tout d’un personnage de comic book. Sa tenue et sa carrure sont semblables à l’allure générale du Caïd, Némésis de Daredevil et adversaire récurrent de l’homme araignée : grand, fort, toujours vêtu d’un costume sombre deux pièces siglé de ses propres initiales – qu’il vente ou qu’il neige -, quelques bijoux en or relativement discrets. Une caricature d’homme d’affaires new-yorkais. Mieux, une synthèse. Quoi de mieux pour comprendre Donald Trump que de se plonger dans le documentaire en quatre parties que lui consacre Netflix ? A découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
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