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La mue présidentielle de Bruno Retailleau

« En ployant le genou devant les hommes, vous vous inclinerez devant notre Histoire. […] Vous êtes les gardiens de cet héritage. Vous êtes les dépositaires de cette dette d’honneur. » Ces mots, aussi beaux soient-ils, sortent de la bouche du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau lors de la cérémonie des sabres à l’Académie militaire de la Gendarmerie nationale, à Melun.

Ce 13 décembre, jour de nomination de François Bayrou à Matignon, le « premier flic de France » a bravé le froid et le contexte politique pour passer en revue la promotion des jeunes élèves officiers de la gendarmerie. Une sortie loin des projecteurs et de la presse qui traduit sa mue présidentielle. Tout y est. La tenue, l’air grave et impliqué, la verve et un homme qui ne rompt pas devant la tempête politique qui traverse le pays. Dix jours plus tard, il sera l’un des rares ministres à être reconduits.…

Jean-Marie Le Pen ou le Rabelais de droite

Peu d’hommes politiques pourront se targuer de laisser derrière eux un héritage aussi controversé que celui de Jean-Marie le Pen. Il suffit de jeter un coup d’œil sur les réseaux sociaux pour constater à quel point il a su rester clivant. C’est simple, tout y passe ! des témoignages énamourés aux hommages un peu tièdes en passant par la volupté dégénérée de ceux qui dansent sur la dépouille de celui qui vient de mourir. Au-delà de l’homme (chair, sang, os…), c’est aussi, et surtout, l’un des derniers symboles de la vie politique « à l’ancienne » qui disparaît.

Que restera-t-il du legs de celui qui fut mi-adulé mi-honni par toute une partie de la droite française ? Peut-on encore même parler de filiation tant nombreux sont ceux qui ont préféré tenir à distance l’embarrassante idole ? Pour beaucoup, Le Pen était aussi monstrueux que grotesque. C’est là le propre des idoles.…

Jean-Marie Le Pen : prophète et paria en son pays

La gauche et une partie de la droite en avaient fait son diable. Et le cadavre n’a pas encore refroidi que les nécrologies de ses détracteurs fleurissent déjà dans la presse de gauche, vendant leurs plumes à l’indécence et à la honte.

La chevauchée Le Pen, c’est celle d’un « petit Breton heureux dans la grande France » d’après ses mots. Né le 20 juin 1928 à La Trinité-sur-Mer, en pays celte, Jean-Marie Le Pen est à jamais marqué par les vents bretons et les drames de son enfance. À l’âge de 14 ans, il perd son père, marin-pêcheur, dont le chalutier « La Persévérance » saute sur une mine. Pupille de la Nation, il forge son caractère dans une adversité où la terre et la mer se pénètrent « comme les doigts de la main », aimait-il à rappeler.

Marin-pêcheur, mineur de fond, parachutiste, tribun étudiant : Jean-Marie Le Pen fut tout cela avant de devenir une figure politique majeure et controversée

Son parcours, d’une richesse étonnante, l’emmène des bancs de la faculté de droit à Paris à ceux de l’Assemblée nationale, en passant par les champs de bataille de l’Indochine et de l’Algérie.…

La jeunesse des Horaces : « La jeunesse emmerde le cordon sanitaire »

* Les Horaces sont un cercle de hauts fonctionnaires, hommes politiques, universitaires, entrepreneurs et intellectuels apportant leur expertise à Marine Le Pen, fondé et présidé par André Rougé, député français au Parlement européen.


Il y a des silences qui assourdissent, des tabous qui étouffent, des convenances qui finissent par trahir l’idéal même qu’elles prétendent protéger. Ce matin, un vent nouveau se lève sur les grandes écoles françaises, là où se forge l’élite de demain. Dans ces sanctuaires de l’excellence, une mutation s’opère, discrète mais profonde. Les jeunes esprits, héritiers de la méritocratie républicaine, osent braver un interdit qui semblait, il y a encore quelques années, immuable. Ils interrogent, ils débattent, et souvent, ils choisissent – lucidement, posément – des idées autrefois vouées aux gémonies.

Et pourtant, à chaque pas hors des sentiers battus, ils se heurtent au même mur d’ostracisme et de bien-pensance : le « cordon sanitaire », cette ligne rouge tracée il y a des décennies par une intelligentsia qui refusait d’envisager que la France, un jour, puisse changer de cap. …

Anne Coffinier : Ce qui se joue derrière la polémique sur l’éducation sexuelle

La ministre démissionnaire de l’Education nationale, Anne Genetet, a annoncé qu’un programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle serait applicable dans toutes les écoles publiques ou privées sous contrat à partir de septembre prochain. Il ne faut pas croire que la chute du gouvernement Barnier mettra mécaniquement un terme à ce projet. Rappelons que le programme EVARS (éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle) est une initiative du ministre Pap Ndiaye qui a été maintenue sous Amélie Oudéa Castera, Gabriel Attal et Anne Genetet. Elle poursuivra sa course de la même manière sous l’impulsion des prochains locataires de la rue de Grenelle. L’objectif des ministres successifs est de faire appliquer effectivement la loi Aubry de 2001, qui instaurait le principe d’une éducation sexuelle obligatoire de la maternelle au bac à raison de 3 heures par an mais qui n’était que très peu mise en en œuvre dans les faits puisque 15 à 20% seulement des jeunes auraient bénéficié jusqu’à présent d’une telle formation lors de leur scolarité.…

Un gouvernement censuré, un pays dans l’impasse

Construire l’après. C’est bien de cela qu’il est question après le triste spectacle offert par l’Assemblée nationale le soir du 4 décembre. Le point de départ ? Une dissolution incompréhensible en juin dernier, du fait d’un petit prince déjà déchu ; des élections législatives anticipées qui ne dégagent pas de majorité claire, faute d’alliances cohérentes entre ce fourre-tout que l’on appelle « socle commun » et le Nouveau Front populaire ; une nomination à Matignon, qui se voulait consensuelle en septembre, convoquant l’expérience du négociateur du Brexit ; un vote du budget impossible sans 49-3 et, maintenant, une motion de censure qui plonge la maison France dans une instabilité futile.

En ce début de soirée du mois de décembre, sous l’œil satisfait de Jean-Luc Mélenchon, les présidents des groupes politiques se sont succédé au perchoir de l’hémicycle et ont convoqué la « responsabilité » de chacun, rejetant la faute sur les uns et les autres.…

Charles Millon : À l’école des cadres

Qu’est-ce que l’école Thomas More ?

Une école de l’engagement. C’est-à-dire une école qui s’adresse à tous ceux qui souhaitent prendre des responsabilités dans la vie sociale, dans la vie politique, dans la vie économique ou culturelle et qui veulent, forts de leurs convictions, mettre leur énergie au service de notre pays. Bien sûr, nombre d’institutions dispensent des connaissances mais il manquait un lieu qui, en plus de revenir sur des cours fondamentaux, permet à partir de témoignages et d’analyses de savoir comment et où s’engager pour faire avancer notre société. Nous poursuivons trois objectifs: renforcer les convictions, développer un réseau d’amitiés solides et enfin préparer aux techniques de mobilisation et d’organisation sur le terrain.

À qui vous adressez-vous et quelles sont ces convictions dont vous parlez ?

Notre démarche est d’inspiration chrétienne. Si nous devions nous définir d’un point de vue politique et social, nous sommes libéraux-conservateurs, et d’un point philosophique, nous souhaitons porter des valeurs personnalistes.…

L’Incorrect

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