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Andy Ngo, la bête noire des antifas !

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Publié le

1 mars 2021

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Andy Ngo est un journaliste américain de Portland (Oregon) qui publie dans le Wall Street Journal, le New York Post, ou The Post Millennial. Il est la bête noire des groupes antifas dont il peaufine le portrait depuis des années. Son compte Twitter (@MrAndyNgo), suivi par 755 000 personnes, est une source d’information inouïe sur l’extrême gauche.
Kill Ngo

« Antifa » est un mouvement anticapitaliste, anarchiste, antiraciste. Il se réfère au manuel Antifa : the anti-fascist handbook (Mark Bray) et n’apprécie guère qu’un journaliste dévie de la propagande concoctée par ses théoriciens-maison. Alors il a fallu convaincre Andy Ngo de renoncer à ses ardeurs d’enquêteur. Celui-ci ne cédant pas aux manœuvres d’intimidation, on est passé à la vitesse supérieure. Fin juin 2019, Ngo se fait tabasser alors qu’il couvre une manifestation antifa à Portland. Coups de batte de baseball, poing américain, il est hospitalisé avec une hémorragie cérébrale. Le journaliste ne cédant pas aux coups, il a fallu tagger « Kill Andy Ngo » sur les murs de la ville, divulguer son adresse, se regrouper en bas de chez lui la nuit, rôder devant chez ses parents.

Alors Ngo a cédé. Un mois avant la sortie de son livre, il a quitté sa ville natale de Portland et trouvé refuge à Londres. Ironie du sort, ce trentenaire est le fils de boat people. Ses parents ont fui le Vietnam communiste en 1979 et se sont rencontrés dans un camp de réfugiés onusien avant d’obtenir l’asile aux États-Unis.

Lire aussi : Antifas : le cauchemar américain

L’agression dont a été victime Ngo n’a suscité aucune réaction des organisations de défense des journalistes. Les associations LGBT n’ont pas cillé non plus. Ou plutôt, si, Charlotte Clymer, alors responsable de la communication de la « Human Rights Campaign » a commenté l’attaque ainsi : « C’est la meilleure chose qui pouvait lui arriver ». Quand une militante LGBT se félicite du passage à tabac d’un journaliste homosexuel, les masques tombent. L’élan compassionnel s’arrête là où commence l’homophobie de gauche.

Le 4 août, Ngo témoignait devant le Congrès américain qui l’invitait à livrer son expertise sur le danger représenté par la mouvance antifa. Peu après, Aaron Danielson, 39 ans, supporter de Trump, était abattu en pleine rue par un militant antifa.

Dans son livre, Ngo discrédite les « bonnes intentions » d’Antifa, un mouvement qui n’est ni antifasciste, ni au service des déshérités, ni soucieux des minorités ethniques. Il décrit arsenaux, techniques de combat et clubs de tirs, analyse leur propagande, expose leur littérature (en accès libre sur CrimethInc.com) comme ce manuel de 2018 : Why we break windows : the effectiveness of Political Vandalism (« Pourquoi nous cassons les vitrines : l’efficacité du vandalisme politique »). Les vitrines, symboles des frontières Noirs/Blancs, riches/ pauvres. Briser les vitrines, c’est rompre le silence…

Lorsque les antifas ont pris possession d’un quartier de Seattle, quelles furent leurs premières mesures ? Les no-borders ont érigé des murs autour de leur territoire, les anti-flics ont mis sur pied une milice armée, les antiracistes ont délimité un jardin réservé aux « Noirs et indigènes ». Antifa, est-ce simplement une idée, comme l’affirme Joe Biden ? En tous cas, cette idée a généré un univers brutal où les mots n’ont plus de sens. À cet égard, le livre d’Andy Ngo est un dictionnaire utile. Un document essentiel.

Unmasked : inside antifa’s radical plan to destroy democracy de Andy Ngo
Center Street, 320 p., 30 €

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