Skip to content

Avec Anne Hidalgo, la France pédale

Par

Publié le

16 septembre 2021

Partage

L’Arc de Triomphe trône empaqueté sur la Place de l’Étoile, comme si l’on voulait couvrir d’un voile pudique ce qui fait l’histoire et la grandeur de la France. Ce modernisme consternant est à l’image du bilan catastrophique d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris : endettement record, tout béton et explosion de l’insécurité.
Hidalgo

Paris, fleuron de la culture française, a décidé d’élire depuis 2014 la socialiste Anne Hidalgo. Malgré ses bonnes intentions, la capitale française a rarement été aussi sale, et jamais aussi été endettée. Tandis que des bataillons de rats écument les égouts et que l’insécurité augmente en proportion de la multiculturalité, les embouteillages atteignent des sommets que seule égale la pollution. Pourtant, vélos et trottinettes électriques en pagaille encombrent les trottoirs et défigurent les plus belles avenues de la ville. La France deviendrait-elle un grand Paris si l’élue du PS venait à accéder à la présidence ?

Dépenser n’est pas gouverner

Au printemps 2021, l’agence de notation financière Fitch Ratings dégradait la note de Paris de ‘AA’ à ‘AA-‘. Cette réévaluation est bien significative de la gestion financière d’Anne Hidalgo suite à son élection.

Quand le PS accède au pouvoir avec Delanoé en 2001, Paris est financièrement assez stable. La dette de la ville flirte alors aux alentours d’un milliard d’euros, mais est compensée par des investissements rentables à moyen terme et par un excédent budgétaire de 600 millions d’euros. Depuis, la gestion du PS est désastreuse – dépenses non rentables, augmentation des taxes pour compenser ce manque – et en moins de 10 ans, la dette est multipliée par trois.

La ville de Paris dépense toujours plus sans investir. Résultat : la dette ne fait qu’augmenter pour atteindre la somme astronomique de 7 milliards d’euros en 2020

Forcément, quand Anne Hidalgo reprend les rênes, on se dit qu’il serait difficile de faire pire : mauvaise intuition. Elle suit les méthodes de son prédécesseur et la spirale de la dette reprend de plus belle avec l’explosion des dépenses de fonctionnement de la mairie. Ces dépenses avoisinent les 400 millions d’euros, en frais de personnel et en subventions diverses. La ville de Paris dépense toujours plus sans investir. Résultat : la dette ne fait qu’augmenter pour atteindre la somme astronomique de 7 milliards d’euros en 2020, soit sept fois plus qu’en 2001. Par ailleurs, la maire de Paris est restée très discrète sur sa gestion financière, puisqu’aucun audit n’a été fait depuis 2014 alors que la majorité des autres conseils municipaux en fournissent au moins deux par mandature. Les quelques informations que l’on a pu grappiller ont été soutirées de force à Hidalgo par la Chambre régionale des comptes, grâce à qui l’on connaît les marges financières de la ville – aujourd’hui très menacées.

La politique budgétaire d’Anne Hidalgo a donc conduit à un accroissement constant de la dette parisienne. En cas de victoire à l’élection présidentielle, une gestion de ce type à l’échelle nationale serait évidemment catastrophique. Anne Hidalgo a déjà proposé de doubler le salaire des professeurs, une proposition dont on se demande comment elle serait financée. Dans tous les cas, les taux d’impositions seraient relevés et reposeraient majoritairement sur la classe moyenne, qui devrait à elle seule compenser la hausse des dépenses budgétaires. Alors que la dette française s’élève déjà à plus de 2 700 milliards d’euros, une telle politique ne serait pas de bon augure pour la santé budgétaire de notre pays.

Lire aussi : #SaccageParis : à Paris on ne répare pas les routes, on répare les gens

La reine du béton

L’écologie est le cheval de bataille d’Hidalgo depuis son élection. Elle espérait en effet qu’en 2020, Paris soit coiffée de cent hectares de toitures végétalisées, dont trente consacrées à l’agriculture urbaine. Aujourd’hui, l’objectif est loin d’être atteint. Le béton, lui en revanche, fleurit aux quatre coins de la capitale : il y a seulement 5,8 m² d’espaces verts par habitants à Paris, contre 36 à Amsterdam, 40 à Londres et 59 à Bruxelles, alors que le ratio minimal des espaces verts en zone urbaine est situé à 10 par l’OMS.

Pour limiter la pollution atmosphérique, Hidalgo a donc décidé de miser sur les transports alternatifs tel que le vélo. Sauf que pour laisser de la place aux cyclistes, il a fallu leur réserver des voies spéciales. Et comme ces derniers ne roulent pas sur des toitures végétalisées, la municipalité de Paris a été obligée de reconstruire certaines routes afin de créer des pistes adaptées : un réel désastre. Outre le fait que le système des Vélib’ n’est rentable qu’à moitié (le reste est aux frais du contribuable), la circulation est beaucoup moins facile en voiture. Les embouteillages massifs – et donc bien plus polluants – que ceux que l’on connaissait déjà sont le quotidien de très nombreux Franciliens.

Pour essayer de contrer la criminalité ambiante, la mairie de Paris a voulu monter, en renfort de la police nationale, une police municipale non-armée. Bien utile

Pour endiguer l’engorgement du trafic causé par ces réformes, une solution radicale a été adoptée. En 2024, les voitures diesel ne seront plus admises dans la capitale. En 2030, ce sera le tour de toutes les voitures à essence au profit des véhicules électriques, alors que le bilan écologique de ces derniers est négatif. Les batteries de ces véhicules ne sont pas recyclables, et leur destruction est extrêmement polluante. Sans compter que la plupart des gens n’ont pas la capacité financière pour un véhicule de ce type.

Au sujet de l’écologie, Anne Hidalgo fonde son programme présidentiel sur une base simple : « Sortir du nucléaire aussi vite que le développement des énergies renouvelables », alors que le nucléaire est précisément la seule source énergie qui ne rejette pas de CO2. Les éoliennes qu’elle défend ont à l’opposé une durée de vie limitée à vingt ans, pour une production d’électricité très faible. Qu’importe, après #saccageParis sur lequel il n’est même plus besoin de disserter, Anne Hidalgo compte massacrer nos paysages avec ces monstres à pales.

Sourirez, vous n’êtes pas filmés

On le sait, Paris, est devenu un coupe-gorge. Et l’un de ses problèmes majeurs est le trafic de drogue, avec des points de deal importants comme Porte de la Chapelle. La « colline du crack » regorge de junkies du monde entier venus pour se shooter en toute impunité. Parce qu’en effet, pour lutter contre ce fléau, Hidalgo n’a rien trouvé de mieux que d’ouvrir quatre salles de consommation aux alentours des lieux de vente. Ce qui a eu pour effet d’attirer toujours plus de consommateurs.

Pour essayer de contrer la criminalité ambiante, la mairie de Paris a voulu monter, en renfort de la police nationale, une police municipale non-armée. Bien utile. Alors que leur efficacité en matière d’identification des délinquants n’est plus à prouver, Paris est l’une des villes les moins équipées en caméras de surveillance en Europe : 1 caméra pour 500 Parisiens contre 1 pour 14 Londoniens. Imaginez ce que ça donnerait à l’échelle de la France : le Liban probablement.

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest