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#SaccageParis : à Paris on ne répare pas les routes, on répare les gens

Nous nous sommes rendus dans les rues de Paris en reportage, avec un bel ami, Ange Appino pour ne pas le citer. Il va sans dire que nous avons été déçus de voir la capitale dans un si triste état. Comme les Parisiens n’en prennent pas soin ! Comme l’argent que nous donnons ne sert qu’à enlaidir une ville déjà bien sale !

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© L'Incorrect

Au diable l’écologie ressassée par la gauche : comme elle détruit, cette prétendue écologie ! Celle-là même qui copie allègrement les Américains, pro-migrante et par là pro-mondialisation, pro-tourisme de masse mais qui empêche par ailleurs la trop grande circulation des voitures. Belle contradiction cependant.

Lire aussi : Enquête : comment Anne Hidalgo ruine Paris

Le #saccageparis n’est plus à découvrir. Twitter est englouti d’une multitudes de photos toutes plus affligeantes les unes que les autres de Paris la dégueulasse. Le mot-dièse dénonce, entre autres, la politique des progressistes désireux de rendre Paris moins polluant, plus piéton et plus vert, qu’ils nomment « politique de végétalisation ». Un objectif louable mais pétri de contradictions et qui rend Paris ni plus propre ni plus agréable. Au contraire. Arbres morts et plantes desséchées, voilà ce qui embellit les rues de Paris. Peu ou pas du tout entretenue, la verdure se meurt mais qu’importe, pourvu qu’on ait remplacé un banc par une plante crevée. 

Plus énervant encore, ces affreux aménagements cyclables : les blocs de bétons et les plots jaune fluo disposés sur la route afin de préserver la sécurité des cyclistes. Nicolas d’Estienne d’Orves, auteur de La Gloire des maudits, nous confie à ce sujet que « le combat contre la voiture est nécessaire, mais Hidalgo le fait d’une façon dictatoriale et en plus avec laideur ».

Immondices en béton pour cyclistes

Quand ce ne sont pas les gros blocs, ce sont les barrières de travaux qui donnent un haut-le-cœur. On pourrait croire et espérer que les travaux rendent la ville lumière plus propre. Or c’est l’inverse. Ils s’éternisent et sont omniprésents.

Image 6Pourquoi ? Tout simplement parce que, depuis 2015, les travaux de réparation de la voirie sont effectués par les entreprises de construction qui ont elles-mêmes causé les dégâts. Auparavant, la mairie se chargeait directement des restaurations, et envoyait ensuite la facture aux entreprises en cause. Depuis que ces dernières doivent s’en charger elles-mêmes, elles traînent, ce qui explique l’éternisation et l’omniprésence des travaux qui mangent les trottoirs de la capitale.

Atrocité grisâtre

Du fin fond du XVe arrondissement jusqu’en haut du parc des Buttes-Chaumont, des barrières grisâtres, taguées qui plus est, empêchent aussi les piétons de prendre le moindre trottoir sans obstacle. En général, elles servent à éviter aux passants des passages considérés comme dangereux. Eh oui, à Paris, on préfère contourner le problème. Ainsi, la mairie déverse 1,4 million d’euros de dédommagement par an aux personnes qui se seraient blessées du fait de la mauvaise tenue des routes. À Paris on ne répare pas les routes, on répare les gens.

Outre ces immondices en béton, des aménagements affreux viennent réduire à néant le peu de charme que Paris conservait tant bien que mal. Les terrasses éphémères, bien qu’utiles à la réouverture des bars et au divertissement des citadins enfin libérés, ajoutent au manque de beauté de ces dernières années. Autre conséquence du virus, des terrasses bâchées, à moitié détruite, parfois recouvertes de graffitis. Il est loin le charme du bistrot parisien aux tables bancales. Elles se cachent désormais derrière un agencement en bois. [...]

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