Mon premier est une captation de sexe non-simulé avec fellation, fesses fouettées et pénétration POV (l’actant filme). Mon deuxième est une vardasserie de 5 à 7 en tout début de COVID. Professeur aux aguets accusée de pornographie, l’héroïne attend le jugement de ses supérieurs (son fichier maison a été piraté et diffusé partout) ; elle erre dans Bucarest au gré de longs panoramiques révélant la permanente laideur d’une ville en travaux.
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Mon troisième est l’Abécédaire de Deleuze revu par Radu Jude façon Godard, en plus pontifiant et moins cryptique, avec tout plein de citations d’Arendt à Babel et un vide-poche de plans moches. Mon quatrième est le procès en extérieur de l’involontaire actrice X, sous des projecteurs genrés (bleu vs rose), un chœur d’accusateurs masqués la vilipendant en symbolisant la Roumanie éternelle, réac-miso-antisémite-etc. Mon tout : Bad luck banging or loony porn, est l’Ours d’Or 2021, et surtout une grosse bouse étiquetée arty.
Bad luck banging or loony porn de Radu Jude (1h46), avec Katia Pascariu, Claudia, Ieremia, Olimpia M?lai, en salle le 15 décembre





