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Burkini à Grenoble : la liberté, pour quoi faire ?

Légalisé à Grenoble au nom d'une conception déréglée de la liberté, le burkini pose un problème civilisationnel plutôt que légal, et se révèle incompatible avec la France plus encore qu'avec la République.

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À 29 voix contre 27 et 2 abstentions, après plus de 2 heures 30 de débat, le conseil municipal de Grenoble a voté la modification du règlement intérieur de ses piscines pour y autoriser le port du burkini. Arguant d’un « progrès social », le maire EELV Éric Piolle plaidait pour que « les femmes puissent se baigner seins nus comme les hommes, que l'on puisse porter des maillots couvrants pour se protéger du soleil, qu'on puisse exprimer à la piscine comme dans la rue ses convictions politico-religieuses ».

La liberté pour les nuls

Perfection chimique de la postmodernité, l’argument est connu : au nom de la liberté individuelle et en vertu du respect de la « diversité », contre les oppressions en tout genre, chaque individu serait en droit d’agir comme bon lui semble, au mépris de tout ce qui nous fonde en tant que communauté politique. En vertu de l’auto-détermination de soi, il n’est plus rien qui puisse légitimement s’imposer ou faire barrage aux volontés de chacun. Au fond, tout ce qui est commun est fasciste – position non seulement contraire à la pensée conservatrice, mais encore à la vieille mystique républicaine à laquelle la gauche se raccrochait un temps.

En clair, c’est bien sur le terrain culturel, et non sur le terrain légal, que la question du burkini doit être posée : existe-il un ensemble de mœurs et de principes qui nous déterminent ontologiquement et qui justifient l’interdiction de certaines pratiques individuelles qui leur seraient contraires ? Le burkini n’est pas une affaire d’inadéquation formelle avec la République, mais bien d’incompatibilité substantielle avec la France – et c’est ce que sentent les 73% des Français y étant opposés. [...]

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