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Calais : affrontements entre CRS et 300 migrants

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Publié le

4 juin 2021

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« Vous ne passerez pas » disait Gandalf. De la même manière, les CRS de Calais ont dû faire face à plusieurs centaines de migrants particulièrement agressifs.
Calais

Pas un jour ne se passe sans que l’on apprenne un nouveau viol, une agression, un meurtre. Souvent même, les heurts sont collectifs, et de plus en plus souvent dirigés contre les forces de l’ordre. Dernier exemple en date : Calais, gravement secoué par des affrontements ces derniers jours.

Dans la nuit du 1er au 2 juin, des rixes ont éclaté entre CRS et migrants, alors que ceux-ci cherchaient à pénétrer illégalement dans le port. Au départ, une cinquantaine d’individus s’en sont pris à la police en lançant des projectiles. Ils ont ensuite été rejoints par plusieurs centaines de migrants armés de bâtons, de barres de fer, de haches et de clubs de golf. Ils étaient « très organisés et très agressifs à l’encontre des policiers » précise la préfecture. Les affrontements ont duré de 3h à 8h du matin, avant que la situation ne revienne au calme. Sur près de 300 migrants, un seul a été interpellé : « Un Érythréen de 22 ans a été interpellé et placé en garde à vue ». Du côté des forces de l’ordre, trente et un CRS ont été blessés, dont sept ont dû être hospitalisés. « On est écœuré, indigné. Le problème migratoire évolue avec les beaux jours et on fait face à des migrants violents, qui n’hésitent plus à venir armés pour blesser les collègues gravement » confie Manuel Vanoeteghem, adjoint au délégué régional d’Alliance Police nationale CRS.

Mais pas de panique, Gérald Darmanin se rendra sûrement sur place pour « condamner » ces actes. Ce nouveau mot préféré des politiciens reflète le vide sempiternel de leurs décisions concernant la vague migratoire et les violences qui en découlent.

Nous voilà donc contraints de voir nos CRS se faire attaquer pour empêcher les « chances » de rejoindre l’Angleterre, et ce alors même que nous ne les voulons pas sur notre territoire. Mais pas de panique, Gérald Darmanin se rendra sûrement sur place pour « condamner » ces actes. Ce nouveau mot préféré des politiciens reflète le vide sempiternel de leurs décisions concernant la vague migratoire et les violences qui en découlent.

Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, et Natacha Bouchart, maire de Calais, réclament depuis longtemps la fermeture de ce camp de migrants afin d’éviter un bidonville similaire à celui qui avait été démantelé en 2016. La tête de liste de la gauche pour les prochaines élections, Karima Delli (EELV), n’a semble-t-il pas réagi sur Twitter, bien qu’ordinairement active. Que propose-t-elle aux CRS et aux habitants qui souffrent de cette ambiance conflictuelle ? Apparemment pas grand-chose. Éric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, et Marine Le Pen, présidente du RN et candidate à la présidentielle, ont tous deux fait publiquement part de leur désarroi, et ont demandé l’expulsion immédiate du territoire national de ces individus dangereux.

Lire aussi : Lyon : le théâtre pour réconcilier policiers et habitants

La « jungle » de Calais est un problème qui ne cesse de se reformer, et dont les locaux ne voient pas le bout. Ce camp a pour origine l’agrandissement du centre d’accueil de Sangatte créé en 1999, initialement prévu pour 800 personnes mais démantelé deux ans plus tard. À son plus haut point, la « jungle » de Calais a concentré près de 6 000 personnes. Suite à son démantèlement en 2016, « l’attitude des pouvoirs publics se durcit » expliquait François Guennoc, président de l’association l’auberge des migrants. Et d’ajouter : « Les Anglais mettent par ailleurs de plus en plus de pression sur l’Etat français, pour réduire les traversées sur de petites embarcations ».

Depuis plusieurs mois, les migrants expulsés se rassemblent dans des camps et attendent les beaux jours qui rendraient une traversée de la Manche envisageable. Jamais reconduits aux frontières, les clandestins ne font que se déplacer de place en place. À ce titre, Xavier Bertrand entendait « engager un bras de fer avec les Anglais, qui repose sur la renégociation des accords du Touquet ». Ceux-ci « sont la bonne affaire pour les Anglais. C’est nous qui faisons le boulot pour eux, il n’y a pas de juste retour » avait-il déploré. Rien n’a pourtant changé.

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