Le fauché et remarquable Ne coupez pas ! – l’original de Shin’Ichiro Ueda, pas le remake d’Hazanavicius – a relancé la mode des films de coulisses où le tournage se vit comme une performance sur le fil du rasoir. Et dans le cas de Ça tourne à Séoul ! Cobweb, on peut parler de retournage puisqu’un réalisateur frustré décide d’aller à l’encontre de la production et de la censure pour redonner du lustre à son dernier film qu’il juge défiguré.
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L’éloge de la débrouillardise fera fi de tous les aléas – actrice enceinte, commanditaires récalcitrants et diktats politiciens – pour restaurer à la fois une vision et un héritage. Le choix des années 70 renvoie aux soubresauts historiques d’une Corée du Sud vacillant entre démocratie et dictature. Distrayant bien qu’un peu indigeste, notamment dans sa partie « sérieuse », le film de Kim Jee-Woon tient malgré tout, grâce à un final rêvé et accompli empruntant aussi bien à Alien qu’à La Servante de Kim Ki-Young et au Scandale de Claude Chabrol.
ÇA TOURNE À SÉOUL ! COBWEB (2h15), de KIM JEE-WOON, avec Song Kang-Ho, Im Soo- Jung, Jeon Yeo-Bin, en salles le 8 novembre.





