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[Cinéma] CE2 : 2 octobre

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Publié le

26 mars 2024

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« La petite héroïne a beau triompher de son agresseur amoureux, relégué loin d’elle, le film laisse un parfum de cruauté et d’inconséquence assez détestable. » Notre critique.
© DR

Il est peu probable que la tempête #metoo dans laquelle se retrouve Jacques Doillon s’apaise avec la sortie de CE2. Son nouveau film, après le crash industriel de Rodin (2017), traite de harcèlement en y adjoignant le marivaudage impossible entre une fille de bourgeois et un petit prolo à parents inconséquents. La violence enfantine, réminiscence du beau Récréations (Claire Simon, 1998), achoppe sur des dialogues surécrits et une direction d’acteurs antinaturaliste au possible. Comme la technique Doillon implique la répétition et la répétition, la multiplication des prises, il s’en faut de peu pour que le film sur la maltraitance ne paraisse lui-même un film maltraitant.

Lire aussi : [Cinéma] Semaine sainte : les racines du mal

La petite héroïne a beau triompher de son agresseur amoureux, relégué loin d’elle, le film laisse un parfum de cruauté et d’inconséquence assez détestable. Cette variation sur les intermittences du cœur qui s’était choisi un sujet en vogue semble in fine complètement déconnectée, quand la représentation des Gilets Jaunes suinte le mépris de classe.

CE2 (1h37), de JACQUES DOILLON, avec Roxane Barazzuol, Nora Hamzawi, Alexis Manenti, en salles le 27 mars.

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