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[Cinéma] Semaine sainte : les racines du mal

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Publié le

26 mars 2024

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« Dans ce village roumain, c’est finalement un vieux combat universel et intemporel qui semble se jouer, annonçant les deux grandes plaies du siècle que furent le bolchevisme et le national-socialisme. » Notre critique.
© DR

Début XXe, dans un village roumain, une simple dispute entre un aubergiste juif et son employé chrétien en pleine période pascale fait vaciller la fragile entente qui réside entre les deux communautés. À mesure que se réveille le vieux mythe du juif empoisonneur de puits et que les menaces se succèdent, la pression monte sur l’aubergiste et sa famille, jusqu’à l’issue forcément tragique… Adaptation libre d’une nouvelle du grand dramaturge roumain Caragiale, cette Semaine Sainte vaut pour son exploration méticuleuse des racines du mal : dialogues abrupts, plans séquences où s’installe peu à peu le malaise, le cinéaste prend son temps pour décrire la lente intoxication des esprits, et la logique implacable de la peur.

Lire aussi : [Cinéma] La zone d’intérêt : l’horreur en hors-champ

Dans ce village roumain, c’est finalement un vieux combat universel et intemporel qui semble se jouer, annonçant les deux grandes plaies du siècle que furent le bolchevisme et le national-socialisme. Film radical à la forme exigeante, qui flirte parfois avec une sorte d’académisme glacial, Semaine Sainte pourrait être le contre-champ rural d’une certaine Zone d’intérêt.

SEMAINE SAINTE (2h13), d’ANDREI COHN, avec Doru Bem, Ciprian Chiriches, Nicoleta Lefter, en salles le 27 mars.

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