Les films de Luc Besson appartiennent à un monde à part où on ne peut les mesurer qu’à leurs pareils, d’autres séries Z à gros budgets, mais dont les résultats des investissements ne sont même pas décelables à l’écran. Dans cet ordre, DogMan bénéficie d’un statut éminent de par la présence de Caleb Landry Jones. Souvent histrionique, l’acteur surprend ici par une composition en creux pour rendre une figure de bric et de broc.
Lire aussi : [Cinéma] La petite : exquis
Son personnage emprunte ainsi au Pingouin de Tim Burton, à Mabuse, une armée de chiens à sa botte mais aussi à l’art du drag dans un numéro assez beau sur du Piaf. D’abord catastrophique, avec une enfilade de flash-back hideux sur l’enfance traumatique du héros, le film se bonifie grâce au charme ironique que parvient à insuffler Jones. Quelques bonnes idées – les cambriolages par un Milou malin, l’agent d’assurances tête-à-claques – assurent un léger intérêt jusqu’à un final christique qui tente de surcoter le tout. Entre DogMan et Goldman, notre choix est fait.
DOGMAN (1h54), de LUC BESSON, avec Caleb Landry Jones, Jojo T. Gibbs, Christopher Denham, en salle.





