Dans le quartier de la Goutte d’Or, Ramsès gagne sa vie en se faisant passer pour un médium. Son petit business est perturbé quand une bande de jeunes délinquants marocains débarque dans son arrondissement. Mais qu’arrive-t-il au cinéma français ? Voilà un film qui, comme la plupart des productions tricolores récentes, est dépourvu de la moindre cohérence scénaristique.
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On commence par une plongée dans le milieu de la délinquance des quartiers sous tensions de la capitale. Seulement, le réalisateur comprenant sans doute qu’aucun de ses personnages ne possède la moindre once de charisme, bifurque vers une bizarre odyssée où le surnaturel se mêle aux bons sentiments tiers-mondistes. Que nous importe ? Rien n’a de sens. Les antagonistes deviennent des alliés au petit bonheur, les enjeux et menaces sont abandonnés avec la même confusion. Finalement, rien n’a été raconté. Rien n’a d’ailleurs été filmé non plus et la réalisation dépourvue d’imagination finit par abandonner les formidables opportunités qu’offrait la jungle urbaine du Nord parisien.
Goutte d’or (1h38) de Clément Cogitore, avec Karim Leklou, Malik Zidi, Yilin Yang, en salles le 1er mars





