Quatre travailleuses du sexe trans et blacks se confient devant la caméra de D. Smith, ancien producteur de rap ayant lui-même transitionné… Kokomo City hésite entre une esthétique années 80, avec noir et blanc travaillé très Bruce Weber, et une statufication à la Leni Riefenstahl. Les récits – larme à l’œil, bobards ou nécessaire affirmations de soi – sont recouverts d’une mixtape HINRG qui ne s’arrête tout simplement jamais. La crudité sexuelle des pratiques narrées s’accompagne de témoignages hasardeux sur des clients, rappeurs ou sportifs professionnels célèbres.
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Un mobile émerge peut-être dans ce clip lourdingue et chichiteux, puisque l’une des interviewées, Koko Da Doll, a été assassinée quelque temps après la projection du film à Sundance. À la fin, un travelling descendant sur un corps apprêté et glamourisé, « male gaze » éhonté, se conclut sur le nouvel accessoire indispensable à la femme puissante: un énorme pénis au repos. On n’arrête pas le progrès.





