S’inspirant d’une histoire vraie – la réapparition d’un tableau d’Egon Schiele spolié par les Nazis – Pascal Bonitzer s’essaie tardivement avec Le Tableau volé au film choral brassant des milieux hétérogènes. Un commissaire-priseur désabusé entreprend la vente de sa vie tout en assurant les arrières du jeune ouvrier qui a découvert l’œuvre. Une jeune stagiaire imprévisible complique la tâche, et le retour de son ex n’aurait-il pas un goût de reviens-y ?
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Un peu trop chargé, avec des marqueurs d’époque agaçants (lesbianisme chic, héroïne crypto-woke en bisbille avec le père), le résultat tend à devenir trop signifiant à mesure que l’intrigue se ramifie. Le twist final, qui consacre la supériorité de l’apprentie sur son supérieur, paraît d’une facilité assez confondante, comme si on avait tous à apprendre de plus jeune que soi. Ceci dit, l’excellence de l’interprétation assure un intérêt constant: d’Alex Lutz à Matthieu Lucci, de Léa Drucker à Alain Chamfort, tout le monde est parfait.
LE TABLEAU VOLÉ (1h31), de PASCAL BONITZER, avec Alex Lutz, Léa Drucker, Nora Hamzawi, en salles le 1er mai.





