Une motarde fait exploser de son corps la vitrine d’un tailleur avant d’en dérober le plus beau costume; elle l’enfile dans les toilettes, après avoir retiré un éclat de verre de son torse et resserré le binder qui lui comprime les seins. Tout est dit dès l’entame, entre Carax et Titane, de La Vénus d’argent: être soi-même n’a pas de prix.
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Et si un personnage d’apprentie-tradeuse, non-binaire, fille de gendarme fait monter la caractérisation un peu haut, Claire Pommet (alias la chanteuse Pomme) le défend remarquablement, comme on le voit dans un entretien d’embauche en plan-séquence où elle tient la dragée haute à Mathieu Amalric. Un peu comme le récent Disco Boy de Giacomo Abbruzzese, le nouveau film d’Héléna Klotz ne considère que la surface de nos sociétés liquides où l’on se coule d’un continent à l’autre. Et de fait, la survie passe par la fluidité dans ce récit d’initiation qui fait la part belle aux acteurs (mention spéciale à Sofiane Zermani). Lisse mais plaisant.
LA VÉNUS D’ARGENT (1h35), d’HÉLÉNA KLOTZ, avec Claire Pommet, Niels Schneider, Sofiane Zermani, en salles le 22 novembre.





