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[Cinéma] Menus-plaisirs : cassoulet complet

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Publié le

2 janvier 2024

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« Car si un sujet apparaît bien la première demi-heure (la différence de traitement entre ses deux fils par le patriarche Michel, peu sympathique), il ne resurgira clairement que lors d’un final soudain explicatif. » Notre critique.
© DR

Amateur de bonne chère, le documentariste Frederick Wiseman (93 ans) délaisse avec Menus-plaisirs les institutions publiques dont il est coutumier pour dresser le portrait de la maison Troisgros, plusieurs restaurants dont un étoilé, le Bois sans feuille: soit une véritable dynastie. Sur une très longue durée, les motifs invariants du cinéaste se succèdent : pas de question posée, des scènes déroulées sur la longueur et une structure qui peut paraître aléatoire.

Lire aussi : [Cinéma] Nos vies d’avant : navets guimauves

Car si un sujet apparaît bien la première demi-heure (la différence de traitement entre ses deux fils par le patriarche Michel, peu sympathique), il ne resurgira clairement que lors d’un final soudain explicatif. Contrairement au récent La Passion de Dodin Bouffant, l’acte de cuisiner, enjeu de pouvoir, n’est jamais appétissant à l’écran, et la focalisation sur les rituels sociaux ne passionne disons qu’un temps. Seuls les plans de coupe brefs et hachés, typiques du dernier Wiseman, interrogent un peu l’illusoire stabilité du monde.

MENUS-PLAISIRS (3h58), documentaire de FREDERICK WISEMAN, en salles le 20 décembre.

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