Documentaire engagé et féministe – deux synonymes –, Notre Corps suit le parcours à l’hôpital de patientes affectées de maux divers, de projets de naissances à poursuivre ou non, à l’antichambre de l’agonie. C’est autrement dit une superposition de tranches de vie ou de maladies, qui joue sur toutes les couleurs du prisme. Claire Simon a le goût hélas douteux de s’inclure parmi les femmes souffrantes (on lui découvre un cancer), forçant la sympathie du spectateur.
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C’est bien la seule dont on saura à la fin qu’elle s’en est sortie. Son regard sur les anatomies, d’abord pudique, vire à l’indéfendable dans une séquence préopératoire avec une fan (« Claire Simon, c’est génial ! »). Deux séquences retiennent l’attention: un tutorat de fécondation in vitro, quasiment un jeu vidéo. Et plus encore, la consultation d’une lycéenne en transition, sidérée quand elle apprend qu’aucun protocole ne lui permettra de produire du sperme. Le néo-féminisme et le réel, cela crée toujours un choc cocasse.
NOTRE CORPS (2h48), de CLAIRE SIMON, documentaire, en salles le 4 octobre.





