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[Cinéma] Perfect days : mieux que les derniers Scorsese

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Publié le

11 décembre 2023

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« L’éloge delermien d’une vie délestée de l’instinct sexuel achoppe hélas sur un final bavard avec retour de refoulé familial qui se résout dans du bienveillant assez lourdingue. » Notre critique.
© DR

Avec Perfect days, la veine japonaise de Wim Wenders jusque-là plutôt documentaire (Tokyo-Ga en 1985) s’il- lustre pour la première fois dans toute une fiction. Bien minimale, ceci dit, puisqu’on y suit la routine d’un vieil employé au nettoyage des toilettes, solitaire et maniaque. Ses passions de collectionneur – livres et cassettes de rock seventies – dessinent le portrait d’un homme analogique plutôt que numérique. L’arrivée d’une nièce perturbe son rythme et le film enregistre ce délitement qui joue sur de petits riens.

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L’éloge delermien d’une vie délestée de l’instinct sexuel achoppe hélas sur un final bavard avec retour de refoulé familial qui se résout dans du bienveillant assez lourdingue. Malgré ces réserves, et quoique plutôt anodin, ce nouveau film d’un cinéaste-monde reste infiniment supérieur aux derniers Moretti ou Scorsese, pour citer deux autres récipiendaires lointains d’une Palme d’or. Mention spéciale aux splendides rêves abstraits réalisés par l’épouse de Wenders, Donata.

PERFECT DAYS (2h03), de WIM WENDERS, avec Kôji Yakucho, Yumi Asô, Tokio Emoto, en salles le 29 novembre.

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