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Comment le droit français a-t-il détruit la figure paternelle ?

Sous couvert de la promotion de la place de la femme dans la société, les néo-féministes organisent le génocide du père par le droit.

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Le mariage, juridiquement, a été inventé pour engager le père auprès de l’enfant et protéger la femme de la précarité. La forme juridique du mariage le contraignait à prendre soin de la famille sous la condition d’une présomption de paternité : le père supposé a la charge de la femme et de l’enfant. L’évolution de la conception du mariage a profondément modifié la place que le père avait dans la famille et a fortiori, dans la société. Le mariage n’est plus le foyer protecteur, mais un cloître oppressif qui empêche la femme de se « réaliser », d’être pleinement elle-même, d’être libre enfin. Le père y perd ses prérogatives paternelle et maritale. La loi du 11 juillet 1975 va ainsi libéraliser le divorce en le rendant plus facile, plus accessible.

Cette première bombe va bouleverser le père, le mari : lui qui avait autrefois pour charge de préserver la femme et l’enfant de la précarité financière, d’incarner une autorité, voit sa fonction disparaître. De plus, on assiste à une disparition du mariage. Depuis cinquante ans, le nombre de mariages célébrés chaque année est en chute constante : 400 000 en 1970 contre 227 000 en 2019.

L’abandon devient ainsi monnaie courante et la femme, sans mari, se retrouve dans un fragile équilibre financier et l’enfant, sans père, doit se construire sans figure d’autorité

Tuer l’enfant pour tuer le père

En 1975 éclate une autre bombe, plus soudaine et plus virulente : le 17 janvier, la loi Veil est promulguée. L’objectif poursuivi est toujours le même : libérer la femme, mais au détriment de l’enfant à naître cette fois-ci. Le père, lui, n’a plus à se marier pour supporter les conséquences de ses actes. En effet, loin d’émanciper la femme, l’IVG fait peser la culpabilité de la mort de l’enfant sur la femme à qui le choix appartient tout à fait. La libéralisation du divorce donne à la famille une conception américaine : celle du Right of Privacy. L’idée est la suivante : « l’intimité m’appartient ». La liberté devient totale dans la sphère privée où tout est permis. Paradoxalement, c’est à la mère que nuit le plus l’avortement: si elle choisit de perdre ou de garder l’enfant contre le père, c’est sur elle que retombera la culpabilité, ou la charge de l’enfant. L’abandon devient ainsi monnaie courante et la femme, sans mari, se retrouve dans un fragile équilibre financier et l’enfant, sans père, doit se construire sans figure d’autorité.

Et le père se fit mère

Alors que les chiffres du mariage sont en baisse constante, ceux du divorce, eux, ont suivi le chemin inverse. De moins de 45 000 en 1972, le chiffre a grimpé jusqu’à 120 000 par an depuis 2017. Aujourd’hui près de la moitié des mariages en France se terminent par un divorce. Pourtant, le divorce lui-même a grandement évolué. Autrefois les hommes étaient majoritairement à l’origine des séparations: aujourd’hui, c’est l’épouse qui décide dans 75 % des cas.

Lire aussi : La fin du pater de campagne

Tout cela retombe par ricochet sur les enfants. Avant 2005, il n’y avait pas de garde alternée, aujourd’hui, seuls 12 % des enfants la vivent. Un chiffre en constante hausse qui reste une exception pour les juges: si elle est une solution préférable pour le père, il n’en est pas ainsi pour le rejeton. « Enlever un enfant en bas-âge à sa mère, c’est très compliqué. Il a besoin de sa mère jusqu’à 7-8 ans et d’un lieu stable pour grandir. On a de plus en plus d’enfants en résidence alternée et de plus en plus sont suivis par des psychiatres », nous explique une juriste. Elle ajoute que « depuis 15 ans, les dossiers de protection de l’enfance sont de plus en plus complexes, de plus en plus horribles ». Faux témoignages d’attouchements sexuels, incestes du beau- père, violences conjugales en augmentation… La famille est de plus en plus menacée par cette nouvelle vision artificielle. Elle n’est plus une entité, mais un ensemble d’individus séparables à souhait, au gré de contrats de mariage, PACS et divorces.

Une double tendance est observée : celle qui consiste à détruire le père, et une autre qui veut faire du père une seconde mère, présent pour l’enfant dès ses premiers jours. Ce nouvelle idée, surmédiatisée et appuyée juridiquement par des lois comme celle du congé paternité, vise à faire apparaître dans la famille une autre figure dévirilisée. Le père doit ainsi être là dès les premiers jours de l’enfant et se plier au pédagogisme et à la figure de douceur qui appartient normalement à la mère. Perdu, sans raison d’être, le père commet des erreurs, abandonne son enfant qui ne lui appartient plus. Dépossédé de sa progéniture, de son rôle naturel et archaïque, il les abandonne tous deux, se résignant à n’être qu’un conjoint. Et lorsqu’il se résigne, justement, on lui reproche son absence. Ce cercle vicieux a progressivement détruit la figure paternelle depuis un demi-siècle. Lois et mœurs concourent concomitamment à cette fin, et les pères demandent justice.

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