Démarré sur les chapeaux de roues par un kidnapping d’enfant qui fait s’agripper à son siège, Amelia’s children joue avec panache la carte de l’horreur et du genre avant d’infléchir légèrement son angle. Une ironie discrète pimente les retrouvailles transatlantiques entre des jumeaux séparés, l’un américain désormais en couple et l’autre portugais flanqué d’une mère vraisemblablement plus que centenaire. La confrontation se joue du thème international éminemment jamesien entre la vieille Europe rouée voire perverse, et le Nouveau Monde naïf mais plein de ressources.
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Gabriel Abrantes, auteur de nombreux courts-métrages, mène avec allant son second long dans des lieux pittoresques comme un château portugais entre gothique et zen. L’interprétation féminine est délectable, tout particulièrement Anabela Moreira dans un rôle à postiches et répliques impayables. Dommage qu’un final un peu anonyme consacre sans remords la victoire de l’efficacité américaine sur le charme européen.
AMELIA’S CHILDREN (1h31), de GABRIEL ABRANTES, avec Brigette Lundy-Paine, Carloto Cotta, Anabela Moreira, en salles le 31 janvier.





