En France, l’Église catholique ne reçoit pas de subvention de l’État ou des collectivités locales (à l’exception des diocèses dits « concordataires » de Strasbourg et Metz). Les ressources des diocèses proviennent donc essentiellement de la générosité des fidèles. Chaque évêque est responsable des finances de son diocèse et chaque curé de celles de sa paroisse. La Conférence des évêques de France estimait en juillet 2022 que le total des ressources de l’Église de France se montait en 2020 à 497 millions d’euros, dont 53 % provenaient du denier de l’Église. Ce dernier finance le traitement des prêtres et évêques (de l’ordre de 955 euros mensuels) ou le salaire de laïcs.
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Les quêtes, en forte baisse en 2020 pour raison de Covid, n’ont représenté que 20 % des ressources, l’équivalent du poids financier des legs et dons. Vient ensuite le casuel, versé par les familles qui demandent un sacrement ou pour les funérailles d’un défunt, qui a représenté 13 % du total. Enfin, les offrandes de messes ont compté pour 8 % des rentrées d’argent. Ces montants importants dissimulent de très fortes disparités entre les évêchés et les paroisses, ainsi qu’une inexorable tendance à l’érosion. Le nombre des donateurs du denier a diminué de 17 % depuis 2015. Il en restait 977 000 en 2020. Leur âge moyen ne fait qu’augmenter. La récolte du denier ne se maintient que parce que ces gens de plus en plus âgés donnent de plus en plus.
L’Église se dirige tout droit vers la « falaise des dons ». Ce terme désigne le fait que la génération des plus de 80 ans donne beaucoup, mais celle de mai 68, qui a entre 60 et 70 ans, ne donne quasiment rien au culte. Les finances de l’Église devraient s’écrouler dans les dix ans si les jeunes ne se mettent pas à donner.





