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Économie : le programme d’Éric Zemmour est crédible

Diplômé de Sciences-Po et de l’Essec, ancien DRH à l’Oréal, Laurent Meeschaert a créé et développé un cabinet de conseil RH. Il est également directeur de la publication de L'Incorrect. Cette tribune est publiée à titre personnel et n'engage aucun des collaborateurs du magazine.

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© Twitter Éric Zemmour

En matière d’économie, les marqueurs politiques traditionnels se sont successivement épuisés. La vie des entrepreneurs est, dans les faits, rendue impossible par le poids de l’impôt, de l’administration et des normes (la part des prélèvements obligatoires s’élève à 47% du PIB en France, record mondial). D’un côté, notre pratique sociale, dominée par une culture de lutte des classes, finit par obérer la croissance. D’un autre côté, un libertarisme doctrinaire pénalise la production par l’imposition d’une religion de la concurrence mondiale devenue déloyale. Enfin, le juridisme normatif sans limite de l’administration étouffe le tissu productif français. La compétition de ces modèles idéologiques conduit paradoxalement l’économie française à souffrir des défauts cumulés de chacun d’entre eux, sans en tirer les bénéfices.

On ne peut « en même temps » obéir aux injonctions de Bruxelles et négocier avec des partenaires sociaux qui ne représentent plus rien. On ne peut « en même temps » signer des traités de libre-échange avec des nations exemptes de contraintes sociales et imposer toujours plus de normes sur les produits fabriqués chez nous. Les résultats sont éloquents : la France est passée de la 11e à la 23e place mondiale en termes de richesse par habitants entre 1980 et aujourd’hui. Le déficit commercial représentait 84,7 milliards d’euros en 2021 et la dette a explosé pour dépasser largement les 40 000 euros par habitant. La croissance de 7 points de 2021 vantée comme extraordinaire n’efface pas le déficit de 2020 de plus de 8 points.

Lire aussi : Thibaud Monnier : « Éric Zemmour est le candidat de l’union des droites par excellence »

En économie, les idéologies sont contre-productives. En assumant de réconcilier capital et travail et de sortir de la lutte des classes, Éric Zemmour dessine une voie crédible pour sortir des contradictions qui pèsent sur l’économie française.

Réconcilier capital et travail, et sortir de la lutte des classes

Son programme s’appuie sur des mesures simples et une culture économique réaliste. L’allègement des charges – promis par tous depuis quatre mandats – se marie avec des mesures concrètes à destination des salariés, unissant ces derniers avec leurs patrons dans un projet commun. Ainsi, la prime au mérite (allant jusqu’à trois mois de salaire), ou encore la participation des salariés au capital de l’entreprise (très largement étendue aux entreprises de plus de 11 salariés) sortent enfin l’outil de production de la matrice marxiste qui domine les consciences depuis plus d’un siècle. Elles sont symboliques de la volonté audacieuse d’une participation commune – selon les justes mérites et moyens de chacun – à un résultat bénéfique pour tous, tant sur le plan financier que sur celui de la dignité personnelle. Le progrès économique et social ne peut en effet faire l’économie de la dignité humaine, sacrifiée sur l’autel de l’individualisme consumériste. Le projet d’Éric Zemmour participe d’une vision du travail que je partage, dans laquelle l’homme se développe et contribue au bien commun par la réalisation de ses talents dans l’exercice de sa profession. Mon métier de consultant me conduit à accompagner des personnes de tous âges, situations et classes sociales. Chez chacun, la soif personnelle de se réaliser pleinement se conjugue avec la volonté d’apporter sa pierre à un édifice commun.

La vision enracinée de l’économie qu’il nous propose, en plus d’offrir des solutions concrètes aux défis actuels, permet à chacun d’y trouver son compte, tant par la préservation du pouvoir d’achat que par la restauration de la dignité du travail

Une économie de la transmission et de l’enracinement

La nécessité, invoquée à l’envi, d’adapter la France à une économie mondialisée masque mal l’impuissance et l’absence de volonté politique des « grossistes de Bruxelles » dénoncés par Philippe Seguin, regretté visionnaire en son temps. Tatillon et omniprésent là où on ne l’attend pas (les dépenses publiques en France représentent aujourd’hui 60 % du PIB), l’État manque à son devoir de sauvegarder les intérêts vitaux du pays. L’affaire Alstom en est la tragique illustration : catastrophe industrielle, naufrage de notre souveraineté mais aussi abandon d’un vaste patrimoine matériel et immatériel, savoir-faire perdus et tissu économique de sous-traitants durement touché (l’industrie française comptait 5,5 millions d’emplois en 1980, seulement 3,1 millions aujourd’hui). L’État doit renouer avec une stratégie de puissance, condition à la fois de sa souveraineté et de sa prospérité. L’économie n’a de sens qu’au service de la civilisation, et là encore, en matière d’héritage (succession et donations), de pouvoir d’achat (favoriser les zones rurales), d’environnement (préservation des paysages, priorités locale et nationale), de culture et d’instruction (retour aux fondamentaux de l’enseignement), le programme d’Éric Zemmour répond à ces nécessités.

La vision enracinée de l’économie qu’il nous propose, en plus d’offrir des solutions concrètes aux défis actuels, permet à chacun d’y trouver son compte, tant par la préservation du pouvoir d’achat que par la restauration de la dignité du travail. La mise à l’honneur de la créativité, de l’esprit d’entreprise, et la protection de l’outil de production, peuvent refaire de la vie économique un facteur puissant de cohésion nationale.

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