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Thibaud Monnier : « Éric Zemmour est le candidat de l’union des droites par excellence »

Ancien secrétaire départemental Isère du RN, co-fondateur de l’ISSEP et ami intime de Marion Maréchal, Thibaud Monnier est aujourd’hui à la tête des fédérations de Reconquête, le parti d’Éric Zemmour. Entretien

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© DR

Pourquoi avez-vous quitté le RN pour rejoindre Éric Zemmour ?

La raison principale, c’est que je suis un militant avant d’être un cadre. Et à partir du moment où on n'a plus la confiance de ses chefs pour des raisons obscures, on n’a plus envie de travailler dans la structure, donc on arrête tout simplement. Le cœur d’un militant, c’est avant tout une ferveur. Comme Marine le Pen ne voulait manifestement plus me laisser des responsabilités, je n’ai pas forcé et je suis parti gentiment.

Avez-vous proposé vos services à l’équipe d’Éric Zemmour ou vous ont-ils démarché ?

Je me suis retiré de la politique après la campagne des régionales, sans faire de publicité. Ensuite, c’est Sarah Knafo qui m’a demandé de structurer Auvergne-Rhône-Alpes en septembre dernier, puis de prendre la direction des fédérations en janvier.

Vous auriez pu arrêter de faire du militantisme : qu’est-ce qui vous a motivé ?

J’ai toujours été fervent partisan de l’union des droites, donc toutes les initiatives qui tendent à ce projet m’intéressent par définition. Marine le Pen n’a non seulement jamais prouvé réellement sa capacité de rassemblement, mais a toujours été farouchement opposé à cette union : je l’ai vu lors des élections municipales avec Agnès Marion, où notre initiative d’union des droites avait été mal prise. Éric Zemmour, lui, m’a plu par sa capacité oratoire et ses compétences historiques ; c’est  en plus quelqu’un qui rassure, et je pense qu'il agrège énormément de cadres derrière lui, de façon naturelle.

Nous partageons tous l’enjeu principal : l’identité française et la sauvegarde de la civilisation

À droite, il y aussi des divergences politique et des ambitions différentes. Comment réussir un rassemblement ?

Je crois que tous les protagonistes de l’union des droites sont tellement fatigués et éreintés de l’échec de cette possibilité qu’aujourd’hui il y a un effort évident de la part de chacun. Nous partageons tous l’enjeu principal : l’identité française et la sauvegarde de la civilisation. Quand on a compris qu’on est en danger, et que le danger devient de plus en plus imminent avec le grand remplacement, le reste s’efface mécaniquement et devient secondaire devant le défi qui nous attend. C’est la raison pour laquelle les forces sont cristallisées derrière lui. Ce qui est neuf par rapport aux autres tentatives, c’est qu’on se rapproche de plus en plus d’un point de tension qui nous oblige à nous ressembler.

Quid du programme ?

Un programme présidentiel, ce sont des grandes lignes, des grandes directives et nous sommes tous d’accord sur celles-ci. Je pense qu’on a un candidat qui réussira à parler aux LR mais aussi aux RN, et c’est quelqu’un qui est issu en plus d’une presse de grand chemin, qui lui a permis de se faire connaître de façon exceptionnelle hors de la politique. Éric Zemmour est le candidat de l’union des droites par excellence, il coche toutes les cases, un homme libre qui n’a pas besoin de la politique pour subvenir à ses besoins.

Comment expliquer alors les différences entre les sondages et la dynamique perçue d’Éric Zemmour ?

Nous avons dépassé les 100 000 adhérents alors que le RN plafonne à 23 000. C’est un premier point, sur les chiffres. Pour la dynamique de terrain, je peux témoigner en tant que militant que la galette des rois que nous avons organisée à Lyon fin janvier était impressionnante. Il y avait un certain nombre d’anciens responsables UMP/RPR, comme par exemple Éric Pelet qui m’a confié qu’il n’avait jamais réussi à réunir autant de monde. 1200 personnes étaient présentes à une réunion de militants : ce n’était pas un meeting, c’était sans publicité et organisé avec deux courriels. Et encore, nous avons dû limiter les entrées. J’ai rarement vu autant d’énergie et de ferveur pour un candidat sur le terrain. [...]

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