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Enquête : qui critique les lobbies de la présidence française de l’UE ?

L’association Alter-Médias est une curiosité. Elle a été fondée en 2004 par des ingénieurs passés par des entreprises du CAC 40. Elle est financée par un écosystème de fondations socialistes et écologistes, dont certaines reçoivent des subventions de grands groupes. Et elle édite des sites d’information pour critiquer les grandes entreprises. Le 20 décembre, elle a publié un rapport sur les liens entre la présidence française de l’UE et les multinationales privées. Enquête.

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© Capture d'écran du rapport de l'Observatoire des multinationales

Karim Selouane, docteur en géoscience, a passé des années chez Veolia et Spie. Il travaille désormais chez Vinci, à la tête d’une filiale de ce mastodonte, spécialisée dans l'adaptation des projets de collectivités, de leurs infrastructures et de leurs usages au changement climatique. M. Selouane leur explique comment adapter les ronds-points, leurs routes ou leurs bâtiments aux inondations. Et c’est Vinci qui s’y colle. Tout le monde est content. Pour rencontrer ses clients et améliorer son réseau, il a créé en 2000 l’association Alters. Sa vocation est de réunir « structures publiques et privées, dédiée à l’analyse systémique des risques et à la mise en œuvre d’actions en faveur de la résilience et la sécurité globale des territoires et des entreprises ». Vous trouvez au conseil d’administration d’Alters tout ce qu’il faut pour aider les collectivités à passer des contrats pour améliorer leur résilience : Vinci et Veolia pour les travaux publics et l’eau, Generali pour les assurances, un lobbyiste, un élu socialiste, etc.

Lire aussi : Enquête : argent public, réindustrialisation et nouveaux oligarques

En 2004, Alters décide d’aller plus loin. L’association créé Alters Medias afin de « préparer la société, les citoyens, les territoires, les tissus économiques et sociaux, les milieux de vie, nos habitats, la vie sociale et culturelle, face aux énormes bouleversements » induits par le  changement climatique. À la tête d’Alters Médias est nommé Didier Raciné, polytechnicien, ayant passé 25 ans dans l’industrie, notamment chez France Thomson, Peugeot et Schneider. En 2008, Alters Média créé Basta !, un site d’informations « généralistes », proche d’ATAC. Comme de bien entendu, les deux premières années, l’essentiel du financement provient de subventions publiques. La région Île-de-France et l’Assemblée nationale mettent la main à la poche pour couvrir un budget d’environ 90 000 euros. [...]

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