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Good morning Afghanistan

Dimanche 15 août, les Talibans ont repris Kaboul, la capitale afghane, après vingt ans de domination américaine. Entre leur rivalité avec l'État islamique et l'opposition de la communauté internationale, la tâche des Talibans ne fait que commencer dans cette région-poudrière.

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© Wikimédia

C’est l’une des images de la crise afghane qui auront le plus marqué les esprits : celle, publiée par Associated Press, d’un hélicoptère américain, participant à l’évacuation de Kaboul, face à l’avancée éclair des Talibans sur la capitale afghane. Le cliché évoque un autre fiasco, illustré par la photographie de l’évacuation par hélicoptère de civils hors de l’ambassade américaine, au Vietnam, le 29 avril 1975. La fin précipitée de la plus longue opération militaire au XXIe siècle est peut-être plus lourde de conséquences encore que la chute de Saïgon, il y a 46 ans.

Le départ précipité de Kaboul conclut de manière piteuse vingt ans d’engagement américain depuis le déclenchement de l’opération Enduring Freedom le 7 octobre 2001, et la comparaison avec la guerre du Vietnam remet les choses en perspective de manière plus douloureuse encore : la chute du gouvernement sud-vietnamien avait pris deux ans, après le départ des forces américaines, celle du gouvernement d’Ashraf Ghani, en Afghanistan, a pris trois mois et demi, à partir du début du retrait américain. « La vérité est que cela s’est produit plus rapidement que nous ne l’avions anticipé », a admis Joe Biden en conférence de presse le 17 août. Le camouflet est sévère pour le nouveau locataire de la Maison-Blanche, qui hérite d’un fiasco afghan aux conséquences encore difficilement prévisibles. [...]

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