L’été 1816 fut pourri, forçant David Ricardo à rester chez lui pour finir le manuscrit dont il ne cessait de repousser la publication, celui des Principes de l’économie politique et de l’impôt. Le livre paraîtra l’année suivante et deviendra aux yeux de l’Histoire le deuxième grand classique de l’économie politique anglaise naissante, avec la Richesse des nations d’Adam Smith, que Ricardo avait découvert quinze ans plus tôt lors d’un séjour à Bath où Madame prenait les eaux.
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Archiviste paléographe, auteur d’un essai sur John Law, Nicolas Buat revient sur le cas Ricardo dans un petit livre à cheval sur les genres, à la fois biographie, essai, histoire de l’économie anglaise à l’époque et histoire des débuts de l’économie politique. D’un côté, Ricardo paraît appartenir à un monde disparu, encore agricole et manufacturier, largement pré-industriel ; il n’ajoute le chapitre sur les machines qu’à la troisième édition des Principes. De l’autre, certains développements sur l’impôt, la dette ou les limites raisonnables au libre-échange gardent à son œuvre une actualité que se plaît à souligner l’auteur de ce livre clair, accessible et très intéressant.

DAVID RICARDO, NICOLAS BUAT, Les Belles Lettres, 300 p., 25 €





