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Jean-Frédéric Poisson : Redonnons de la valeur à la citoyenneté française

Dans une tribune pour L’Incorrect, Jean-Frédéric Poisson, président de VIA | La voie du peuple et candidat à la présidentielle 2022, propose de supprimer le droit du sol pour mettre un frein définitif à l'immigration massive et permettre à la communauté nationale de préserver son identité.

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© DR

Il y a des évidences qu’il est parfois nécessaire de rappeler : mettre un frein à l’immigration massive est un préalable à toute réforme profonde contre le communautarisme, l’insécurité et l’Islam radical. Cela ne réglera pas toutes les difficultés induites par ces déplacements de populations sur le long terme, mais constituera une première action afin de recréer le ciment national durement ébranlé toutes ces dernières années. En effet, les vagues ininterrompues d’immigrés, quelles que soient leurs raisons de quitter leurs pays, alimentent constamment le territoire national d’une multitude d’individus de plus en plus difficiles à assimiler. Ce faisant, les flux incessants contribuent à la balkanisation du pays en important les coutumes et les mœurs de civilisations étrangères. Il est donc absolument nécessaire d’adopter des mesures fortes pour les interrompre.

En matière d’accueil de l’autre, la France n’a d’ailleurs plus rien à prouver si l’on prend le temps d’analyser la politique migratoire qu’elle poursuit depuis trop longtemps. Aujourd’hui, selon le dernier sondage d’Harris Interactive, 61% des Français pensent que le « Grand Remplacement » va se produire, et 67% sont inquiets par l’idée que cela puisse se produire. La France a le droit, et le devoir d’intervenir pour protéger son identité en tant que peuple. Pour cela, il faut tout d’abord que l’accès à la citoyenneté ne soit pas considéré comme un dû, mais comme un honneur dont on hérite ou qui se mérite. Aujourd’hui, l’accès à la nationalité française est encadré par le droit. Cependant, deux possibilités d’acquérir la nationalité française coexistent et contribuent à rendre ce privilège incontrôlable : le droit du sang et le droit du sol.

Si nous souhaitons lutter efficacement contre le problème migratoire afin que l’accès à la citoyenneté redevienne exceptionnel, il nous faut abroger le droit du sol et conserver le seul droit du sang

Le premier a cours depuis toujours. Il est nécessaire afin que l’étranger soit relié charnellement au peuple historique des « vieux Français ». Cependant, par la seconde disposition, la citoyenneté ne se mérite plus, elle est bradée au monde entier sans considération du communautarisme que cette situation engendre infailliblement. Couplée au regroupement familial, notre législation encourage les peuples du monde à venir bénéficier de largesses qu’il nous est de plus en plus difficile de prodiguer dans l’état actuel du pays. Porté à une dimension massive ces cinquante dernières années, le droit du sol a fragilisé le corps national en nourrissant toujours plus le multiculturalisme. Si nous souhaitons lutter efficacement contre le problème migratoire afin que l’accès à la citoyenneté redevienne exceptionnel, il nous faut abroger le droit du sol et conserver le seul droit du sang. Sa suppression doit être accompagnée de son corollaire : l’abandon du regroupement familial systématique qui ouvre une voie d’eau irréparable dans le navire national.

Beaucoup nous expliquent que notre législation est irréformable, ou difficilement réformable. Que passer du droit du sol au droit du sang désordonnerait toute l’administration. En réalité, il est aisé de réformer la loi avec une volonté politique suffisante. Emmanuel Macron l’a montré à Mayotte en 2019, puisqu’il est revenu sur le droit du sol en le limitant. Chamboulée par une immigration massive incontrôlée, l’île a en effet nécessité une nouvelle loi exigeant des enfants nés à Mayotte que l’un de ses parents ait, au jour de sa naissance, été présent de manière régulière sur le territoire national depuis plus de trois mois. Cette mesure s’est révélée hélas insuffisante. Mais elle nous prouve que notre législation est bel et bien réformable pour autant que nos politiques soient décidés à la changer.

Lire aussi : Jean-Frédéric Poisson : VIA et UDMF, comparaison n’est pas raison

Le retour au droit du sang doit être soumis aux Français par référendum. Un récent sondage indique d’ailleurs que 62 % des Français seraient favorables à un scrutin pour limiter l’immigration et un autre que les sondés souhaiteraient à 85 % l’interdiction d’entrée sur le territoire aux étrangers condamnés pénalement dans leur pays.

Ces enquêtes confirment à quel point l’immigration massive reste un souci majeur pour les Français : celle-ci n’est bonne ni pour les pays d’origine privés de cerveaux et de main d’œuvre, ni pour les pays d’accueil qui n’arrivent pas à faire face aux flux ininterrompus, ni pour les migrants eux-mêmes à qui l’on avait vendu un eldorado européen et qui se retrouvent déracinés, en proie à la misère sociale et à l’instrumentalisation politique.

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