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La fuite en avant de l’Algérie

Le pouvoir algérien a franchi un nouveau cap dans l’escalade isolationniste et paranoïaque qui le caractérise. Le 24 août, il a annoncé la rupture unilatérale de ses relations diplomatiques avec son voisin, le Maroc, et donc la fermeture de son ambassade à Rabat. Rappelons que la frontière entre les deux pays est fermée depuis 1994.

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© Le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra / Capture d'écran Youtube

Pour comprendre l’origine de cette situation qui n’est pas sans conséquences sur la géopolitique de la France, il faut rappeler que le pouvoir algérien privilégie trois cibles pour flatter une partie significative de l’opinion publique algérienne : la France, accusée de ne pas avoir fait assez repentance sur la période coloniale, Israël, accusé d’être le bourreau du peuple palestinien et le Maroc. Le Maroc est mis en cause par le FLN au pouvoir depuis 1962 en Algérie dans trois dossiers : le conflit larvé dit du Sahara occidental, la défense de l’identité kabyle (c’est-à-dire berbère) et le rapprochement avec Israël.

Concernant le Sahara occidental (ou Sahara marocain), rappelons que l’Algérie n’a jamais accepté le retour dans le giron marocain des provinces du sud jadis colonisées par les Espagnols, récupérées à l’initiative du roi Hassan II après la mort de Franco. L’Algérie abrite ainsi sur son territoire une organisation sahraouie militaro-mafieuse, le Polisario, qu’elle finance avec la manne financière de l’exportation des hydrocarbures (dont le Maroc ne dispose pas). La Maroc a, ces dernières années, entreprit une politique significative de développement du Sahara dans le cadre d’une autonomie renforcée de ses provinces du sud. Il ne reste plus juridiquement pour lui qu’à obtenir le règlement définitif de la question par l’ONU, ce que souhaitent visiblement les États-Unis. [...]

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