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La nouvelle ministre de la Ville forcée de démissionner de son siège de député

En entrant au gouvernement, la député LREM de Trappes Nadia Hai aurait cédé mécaniquement la députation à son suppléant Moussa Ouarouss, mis en examen pour trafic de stupéfiants. Elle a donc démissionné, provoquant une élection future.

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@capture d'ecran

L’affaire remonte à l’été dernier. Le 21 août 2019, plusieurs dizaine de kilos de cannabis sont saisis par les gendarmes près de Reims. Six hommes sont rapidement interpellés et mis en examen pour « importation, transport, détention et cession de stupéfiants en bande organisée » dans le cadre d’une enquête portant sur un trafic entre le Maroc et la France. Parmi eux, un certain Moussa Ouarouss. Dirigeant d’entreprise, cadre rémois de La République en Marche et suppléant de Nadia Hai, député LREM des Yvelines, l’homme de 33 ans, inconnu des services de police, est remis en liberté sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire français.

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S’il débute son militantisme au parti socialiste, Moussa Ouarouss n’y reste pas longtemps, exclu selon L’Union pour avoir pour avoir bloqué une serrure avec de la colle un soir de vote. C’est en 2016 qu’il se rapproche de la sphère d’Emmanuel Macron, apparaissant sur des photos des déplacements du futur président et en participant à quelques meetings en tant que responsable des JAM (« Jeunes avec Macron »). L’homme s’essaie même à la sécurité, ce qui lui fallut, selon Le Parisien, « quelques frictions avec Alexandre Benalla qui voyait d’un mauvais œil ce personnage un peu trop intrusif tourner autour du candidat Macron ».

C’est en 2016 qu’il se rapproche de la sphère d’Emmanuel Macron, apparaissant sur des photos des déplacements du futur président et en participant à quelques meetings en tant que responsable des JAM (« Jeunes avec Macron »).

S’il ambitionnait d’être le candidat LREM à Reims aux municipales, l’investiture fut donné à son rival Gérard Chemla et depuis sa mise en examen la direction lui a retiré toutes ses fonctions au sein du parti politique. « C’est parce que je fais partie d’un parti politique, on a voulu faire le buzz avec moi et salir mon image », expliqua Ouarouss au Parisien. Si une mise en examen ne signifie pas condamnation, le juge d’instruction estime cependant, selon L’Union, qu’il existe contre lui des indices suffisamment « graves et concordants ».

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