Constance veut sauver la ferme de son père et pour cela, elle a besoin du soutien d’un homme influent du monde agricole bourguignon, qui profite de la vulnérabilité de la jeune femme pour abuser d’elle sexuellement. La Terre des hommes est un film poignant et subtil. La ruralité y est dépeinte avec une grande justesse, sans aucun parisianisme, dans la complexité des rapports de pouvoirs qui la déchirent, mais aussi dans sa beauté profonde.
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Le thème du viol est traité avec une intensité qui n’oublie pas la finesse, dans l’ambiguïté des rapports entre la victime et son agresseur et celle de la limite ténue entre refus et consentement. Malgré le caractère central de l’agression sexuelle, le long-métrage n’a rien d’un pamphlet misandre et met en scène une femme de caractère qui n’écrase pas les hommes de son entourage, mais a besoin d’eux comme eux d’elle. Une belle œuvre sur l’urgence de la transmission, la difficulté d’être une femme dans un monde d’hommes, et surtout sur la résistance, même des plus terribles épreuves.
La Terre des hommes (1h36) de Nael Marandin, avec Diane Rouxel, Finnegan Oldfield, Jalil Lespert, actuellement en salle





