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Summer White : notre critique

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Publié le

18 août 2021

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Premier film de Rodrigo Ruiz Patterson, Summer White est l’histoire d’un amour malade entre un adolescent et sa mère célibataire. Scénario haletant et magnificence picturale : la réussite est totale.
Summer white

Un sujet rare et casse-gueule : l’amour indéfectible que porte un adolescent à sa mère célibataire. Malheureusement plus célibataire pour longtemps : en s’amourachant, la mère casse trop vite ce lien qui paraissait incorruptible, et l’enfant unique ne tarde pas à sombrer dans les tourments d’une folie prédatrice et justicière. Premier long métrage d’un jeune réalisateur mexicain prometteur, Summer White est un portrait intimiste et sauvage où l’on peut lire en filigrane toute la violence secrète d’un pays qui semble parfois incapable d’émancipation.

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Passant peu à peu du mélodrame intimiste au thriller psychosocial, le film impressionne par sa grande tenue émotionnelle et picturale – avec une photo magnifique qui donne la part belle à de véritables paysages urbains et nocturnes qu’on croirait peu à peu inondés de désespoir. La prestation des acteurs est exemplaire, la pression ne retombe jamais, et le final cathartique vous laissera dans la bouche un goût de cendres.

Summer White (1h25), de Rodrigo Ruiz Patterson, avec Adrián Rossi, Sophie Alexander-Katz, Fabián Corres, en salles le 18 août

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