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L’affaire de la Bac Nord, ou l’histoire de la sardine qui boucha le Vieux port

La sortie prochaine du film de Cédric Jimenez est l'occasion de se replonger dans cette affaire de la Bac Nord si particulière. En octobre 2012, des cow-boys de la BAC sont mis en cause sur fond de trafic de stupéfiants et d'argent sale à Marseille. La presse à sensation s'en empare, les sanctions administratives tombent, la haine anti-flic se propage. Le procès qui doit se tenir en avril prochain devrait enfin nous livrer le fin mot de l'affaire.

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© France 2 Cinéma / StudioCanal

C'était il y a plus de 8 ans, en octobre 2012. L'Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) procédait à l'interpellation et au placement en garde à vue de treize policiers affectés à la Brigade Anti-Criminalité (BAC) des Quartiers Nord de Marseille, la « BAC Nord ». Des perquisitions étaient menées à leurs domiciles et au sein de leur service afin de retrouver les preuves de leurs forfaits. À l'issue de leur placement en garde à vue, sept d’entre eux étaient incarcérés et cinq étaient mis en examen pour « vols et extorsions en bande organisée, acquisition et transport de produits stupéfiants ».

Marseille, ses quartiers Nord, des cow-boys de la BAC mis en cause sur fond de trafic de stupéfiants et d'argent sale : « l'affaire » avait tout pour plaire à une presse avide de sensations fortes et, ce faisant, pour projeter la lumière sur les preux « chevaliers blancs » qui la sortiraient. C'est du moins ce que pensa, semble-t-il, l’ambitieux préfet délégué à la sécurité des Bouches du Rhône de l’époque qui, prenant pour argent comptant les « déclarations » de policiers précédemment évincés de la Bac Nord, saisit le médiatique Procureur de la République, Jacques Dallest, de ces « révélations » chocs. [...]

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