Skip to content

Laure Lavalette (RN) : « C’est une percée historique pour le Rassemblement national »

Par

Publié le

14 juin 2022

Partage

Porte-parole de Marine Le Pen pendant la campagne présidentielle et candidate RN dans la 2è circonscription du Var, Laure Lavalette se félicite des résultats du parti au premier tour et en appelle à la mobilisation de ses électeurs pour former une opposition aussi forte que possible à la politique macronienne.
Lavalette

Que souhaiterez-vous apporter à l’Assemblée nationale ?

Nous souhaitons apporter une opposition franche et massive au gouvernement d’Emmanuel Macron, opposition que le Rassemblement national est évidemment seul à pouvoir incarner sérieusement. Voter pour nous, c’est avoir la certitude que l’on tiendra tête à Emmanuel Macron pendant cinq ans : en s’opposant aux taxes, à la politique migratoire, à la retraite à 65 ans, en étant attentif à la sécurité de nos concitoyens.

Avez-vous des projets précis pour votre circonscription ?

Notre projet est évidemment national. Mais l’un de mes chevaux de bataille plus personnel est la lutte pour déconjugaliser l’allocation aux adultes handicapés, puisque le gouvernement Macron ne veut pas revenir dessus. Le gouvernement maintient sa position : quand vous êtes handicapé mais marié à quelqu’un qui gagne de l’argent, vous n’avez pas besoin d’aides. En la déconjugalisant, cette aide compensera un peu le handicap, et donc donnera de la dignité à la personne handicapée en lui donnant de l’indépendance. Cette déconjugalisation lèvera sa double dépendance au handicap et à son conjoint.

Lire aussi : Législatives : entre désaveu et questionnements, que veut le peuple français ?

Votre campagne est-elle centrée sur les problématiques locales, ou est-elle plutôt nationale ?

Dans tous les territoires, nous essayons de faire le lien entre le local et le national car l’enjeu est double : porter un projet et s’opposer à des lois nationales. Les habitants du Var l’ont très bien compris. Il y a eu des pressions, par exemple du maire de Toulon Hubert Falco, sur toutes les circonscriptions du Var. Il a dit en gros : « Si vous ne votez pas pour mon candidat, vous n’aurez pas de subventions». Les habitants ne se sont pas laissé prendre. Les Français ont compris que voter RN était la seule manière de limiter les pouvoirs de Macron.

Êtes-vous optimiste quant au résultat de dimanche pour le RN ?

Nous sommes présents dans 209 circonscriptions au second tour, donc c’est évidemment une percée historique pour notre parti politique. Nous gagnons six points par rapport à 2017, et nous sommes ainsi la seule force politique en pleine expansion. À l’inverse, Nupes fait le même score qu’avant. Le vote pour le RN est bien implanté dans les territoires. On attend de voir combien on aura de députés, mais 209 qualifiés au second tour, c’est déjà très bien !

La réalité, c’est que nous sommes le seul mouvement en progression ; tous les médias commencent d’ailleurs à s’en rendre compte et à le dire

Vous avez peut-être un objectif ?

D’après les projections données, on multiplierait notre nombre de députés par cinq. Les projections basses sont entre 30 et 40. Mais mathématiquement, si les gens qui ont voté pour Marine Le Pen font la même chose pour le second tour, on aurait beaucoup de députés ! Dans le Var typiquement, on aurait sept élus sur huit. C’est tout l’enjeu de la mobilisation : mathématiquement, et dans la mesure où on a confirmé ce socle, si les gens retournent voter, nous aurons de nombreux élus.

Nous avons eu l’impression que vous n’avez pas fait une bonne campagne, et pourtant le RN s’en sort très bien. Comment l’expliquez-vous ?

L’espace médiatique a été saturé par Jean-Luc Mélenchon, donc nous n’avons pas accès aux médias alors que nous faisions des choses. En politique, ce qui compte, c’est ce qui se voit. Médiatiquement, il a eu un traitement de faveur. Nous, nous étions sur le terrain. Nous n’avons pas changé d’approche par rapport à la présidentielle, et souvenez-vous d’ailleurs qu’au départ, on disait que Marine n’était pas présente. Mais je pense que c’est ça qui paye : la campagne de terrain et la proximité avec les territoires. Aussi, les Français ont bien vu que nous sommes les seuls à même de tenir tête à Macron. Dans le sud, ils savent qu’on est une opposition patriote et coriace. Le RN tiendra tête au gouvernement !

Lire aussi : Législatives : ces candidats qui font bouger la droite

Quel regard portez-vous sur les consignes anti-RN de la majorité ?

Il y a eu un petit flottement, puisqu’au départ – et j’étais sur le plateau de BFM – le parti disait qu’il n’y avait pas de consignes de vote et que ce serait au cas par cas. Une heure plus tard, la porte-parole de la majorité Maud Bregeon expliquait qu’il n’y aurait pas une seule voix pour le Rassemblement national. Juste après, Madame Borne expliquait qu’elle soutenait Fabien Roussel contre le RN. La coalition entre les deux partis apparaît donc au grand jour. Je pense qu’ils ont essayé de la jouer finaud mais ils ont dû clarifier leurs positions. Macron s’était bien préparé pour draguer l’extrême gauche en nommant Pap Ndiaye au ministère de l’Éducation nationale, ce qui était un clin d’œil électoral. La Nupes est la béquille de Macron.

D’après vous, Mélenchon est-il le grand vainqueur comme tous semblent le penser ?

Je ne pense pas. Les médias ont acheté un peu rapidement cette fable et n’ont pas arrêté de la sortir, mais le parti de Mélenchon ne gagne pas de voix, donc je ne pense pas qu’il soit le grand vainqueur. C’est l’histoire qui a été racontée, mais c’était juste un bon coup de communication. La réalité, c’est que nous sommes le seul mouvement en progression ; tous les médias commencent d’ailleurs à s’en rendre compte et à le dire.

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest