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Laurent Obertone : « L’État n’est pas notre ami »

Après avoir récemment lancé le mook La Furia avec Papacito et Marsault, Laurent Obertone publie aux jeunes éditions Magnus « Game Over », un « testament antipolitique » dans lequel il dresse une critique sans concession de la démocratie contemporaine et de l’État.

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© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect

Vous décrivez avec précision le problème que représente l’idée de la démocratie occidentale d’aujourd’hui. Peut-on sortir de cette impasse institutionnellement ? Sinon, doit-on passer par une révolution armée ?

Malheureusement, nous n’en sommes pas encore au stade des modalités. Afin de permettre une évolution du système démocratique, étatique, politique, quelle que soit sa forme, il faut commencer par une révolution mentale. Beaucoup de Français comprennent que quelque chose ne va pas, se sentent profondément dépossédés de toute forme de pouvoir sur leur nation, sur leur devenir. Mais ils imaginent encore que le système peut les sauver. C’est le contraire : l’État n’est pas notre ami, et il sera encore longtemps notre principal ennemi – après nous-même. Je suis persuadé que dans les années qui viennent, années de pourrissement et/ou d’effondrement, cette question se posera avec de plus en plus d’acuité. Et quand elle ne se posera plus, c’est que la partie sera perdue.

Vous dressez d’abord un constat terrible sur notre société actuelle, notamment à propos de l’insécurité qui est « votre » sujet depuis des années. Comment résoudre ce problème en retirant l’État de la France alors qu’aujourd’hui, ce sont les policiers et l’armée qui permettent de limiter l’immigration et d’augmenter la sécurité ?

Techniquement, les policiers et l’armée ne permettent rien du tout aujourd’hui – sinon défendre le pouvoir – puisque ledit pouvoir qui les dirige organise méthodiquement l’immigration, et refuse tout aussi méthodiquement d’appliquer la loi élémentaire, celle qui réprime par exemple le vol ou les violences aux personnes. Et puisque l’État défend farouchement son « monopole de la force », le citoyen est totalement dépossédé de ses droits primordiaux, la propriété de ses terres, la sécurité des biens et de sa personne, tout ce que l’État régalien est censé lui garantir, en vertu du fameux « contrat social » (c’est même la justification de son existence, de ses impôts et prérogatives). C’est un système inique et dangereux, en ce qu’il n’a aucun contrepoids dans sa dérive. Je rappelle que l’insécurité fait chaque année un millier de morts et des centaines de milliers de blessés. Des millions de vols et d’atteintes ne sont carrément pas sanctionnées. Notre seul réflexe est de demander à l’État plus de moyens et de lois. Il a les moyens, les lois, il est en charge de tout. Il lui manque seulement la volonté. Et comme tout ce à quoi nous avons renoncé dépend de son bon vouloir, nous avons donc l’immigration et l’insécurité. [...]

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