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Le féminicide est-il de droite ?

Je suis tombé sur un article de 20 Minutes, daté du 18 décembre, expliquant que « la prise d’otage de Domont se conclut par un féminicide ». Un homme a tué sa femme, avec qui il était « en instance de divorce ». Puis il s’est tué. « Le parquet a ouvert une enquête pour assassinat, tenta­tive d’assassinat et séquestration ». C’est une enquête qui devrait être assez simple – mais c’est une autre histoire.

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© Alex Iby – Unsplash

Je me suis rappelé ces femmes abattues à Nice, le 29 octobre, toutes les deux frappées dans une église. J’ai tapé « Nice, féminicide ». Nice-Matin m’a révélé qu’il y avait bien eu un féminicide à Nice, en 2017. Les victimes du terrorisme ne sont pas des fémini­cides. Ou pas encore. Il va falloir encore un peu de temps aux féministes pour réclamer qu’on distingue, dans les victimes du terrorisme, les femmes des hommes. Ou peut-être ces deux femmes ne sont-elles pas assez femmes parce qu’elles ont été assassinées dans une église ?

On savait déjà qu’elles valaient politiquement peu de choses, comparées à Samuel Paty, à en juger par la seule mesure de l’intensité des réactions politiques, parce qu’elles étaient catholiques, ou supposées telles, et que s’émouvoir du sort d’un catholique, en France, même assassiné par un terroriste, même s’il s’agit d’une femme, est quand même très périlleux. C’est attenter à la laïcité que de prétendre mettre sur un pied d’égalité le catholique et le citoyen lambda. [...]

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