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Le vrai coût de l’immigration établi en Suisse

Inlassablement, l’Union démocratique du centre (UDC), qualifiée en France de formation « populiste », repart au combat pour stopper le flux migratoire qui, en Suisse comme ailleurs, ne se tarit pas. Avec des arguments sonnants et trébuchants qui ne sont que trop peu exploités en France.

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© UDC

Cela fera huit ans, en février prochain, que, par un référendum d’initiative populaire, les Suisses se sont prononcés contre « l’immigration de masse ». Et pourtant, elle n’a pas été stoppée. La belle et si ancienne démocratie helvétique n’est pas si démocratique que cela. Ce que le peuple avait décidé, le 9 février 2014 – une modification de la Constitution impliquant que la Suisse « gère de manière autonome l’immigration des étrangers » en fixant des quotas annuels d’embauche « dans le respect du principe de la préférence nationale » – les pouvoirs exécutif et législatif l’ont patiemment déconstruit. Au point que l’Union démocratique du centre (UDC), qui avait lancé cette « votation » populaire, a parlé de « plus mauvaise action […] dans l’histoire de la démocratie suisse » ! Un forfait commis, bien entendu, avec l’appui de l’Union européenne, la Commission européenne s’étant publiquement félicitée de cet arrangement avec le suffrage populaire, ce que l’UDC a qualifié de « déni de démocratie ». À quoi l’UE et le conseil fédéral helvétique ont répondu que la voix du peuple suisse ne saurait prévaloir sur l’Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP), conclu en 1999 entre la Suisse et l’UE, lequel ne permet pas la mise en œuvre des principales dispositions du texte…

Ce qu'elle veut d'abord démontrer, c'est que la Suisse serait bien plus agréable à vivre sans tous ces gens qui sont venus s'y installer

L’Helvète étant obstiné, surtout quand il est de droite et « populiste », l’UDC a donc décidé de soumettre aux électeurs de la Confédération une nouvelle initiative populaire : « Pour une immigration modérée (initiative de limitation) ». L’objectif, encore une fois, était de modifier la Constitution pour limiter les flux migratoires, mais de telle façon qu’il soit impossible, lors de sa mise en œuvre, d’en limiter la portée sous de nouveaux prétextes de politique internationale. L’article 121 b de la Constitution fédérale se serait vu adjoindre trois phrases: « La Suisse gère de manière autonome l’immigration des étrangers », puis: « La Confédération n’a pas le droit de conclure des nouveaux traités de droit international […] qui accordent la libre circulation des personnes aux ressortissants étrangers », et enfin: « Des traités de droit public et d’autres engagements de droit public existants ne peuvent pas être adaptés ou élargis en contradiction avec les alinéas 1 et 2. ». Cette fois, à 61,7 % des votants et à l’écrasante majorité des cantons (seuls trois cantons de la Suisse italienne et alémanique ont répondu favorablement), les Suisses ont dit non. À en croire les analystes locaux, c’est la crainte des conséquences d’un bras de fer avec l’Union européenne qui les a fait reculer, pas l’arrêt clair et net de l’immigration extra-européenne, dont ils savent, eux qui sont attachés à leur prospérité, ce qu’elle leur coûte.

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