Anaïs est une jeune Parisienne égarée dans sa vie professionnelle et sentimentale. Incapable d’attachement, elle finit par faire une rencontre décisive avec Émilie, une écrivaine de presque trente ans son ainé. Ce film est une bouse parsemée d’éclats. Comptons-les : la mélancolie joyeuse du regard bleu de Valeria Bruni-Tedeschi ; une scène d’amour très réussie, à la fois tendre et sauvage ; de beaux plans sur la mer bretonne ; et un propos intelligent bien qu’assez verbeux sur la puissance du désir.
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Voilà qui reste pourtant insuffisant face à l’ennui profond qu’inspire dès les premières secondes le personnage d’Anaïs, d’une rare superficialité, déjà vu cent fois, caricatural à souhait. Si l’on ajoute à cela le jeu bêtement scolaire d’Anaïs Demoustier, les facilites d’écriture et les longueurs, on aboutit quand même a une catastrophe. On se gardera d’étriller la dégoutante morale diffuse qui voit en chaque homme soit un raté, soit un oppresseur, pour aboutir à un saphisme soporifique, l’époque, au fond, en est plus responsable que le film.
Les amours d’Anaïs (1h38) de Charline Bourgeois-Tacquet, avec Anaïs Demoustier, Valeria Bruni Tedeschi, Denis Podalydes, en salle le 15 septembre





